Violences conjugales: 1200 interventions et 600 plaintes dans le Doubs

Ce vendredi 5 septembre 2014, une convention relative au traitement des mains courantes et des procès verbaux de renseignements judiciaires en matière de violences conjugales dans le Doubs a été signée par le préfet du Doubs, le président du Conseil général ainsi que la direction départementale de la sécurité publique, la gendarmerie du Doubs, les procureures de la République de Besançon et de Montbéliard et l’association d’aide aux victimes.

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Les violences au sein du couple se définissent comme des situations où les faits de violences (agressions physiques, sexuelles, verbales, psychologiques, économiques) sont à la fois récurrents, souvent cumulatives, s'aggravent et s'accélèrent (phénomène dit de "spirale"). Ils sont inscrits dans un rapport de force asymétriques (dominant/dominé) et figé. Elles diffèrent des disputes ou conflits conjugaux où deux points de vue s'opposent dans un rapport d'égalité.

575 plaintes déposées et 1200 interventions dans le Doubs en 2014 

Selon Bruno Desferet, directeur départemental de la sécurité publique, les violences conjugales "occupent un temps de plus en plus important dans le travail de la police nationale". En effet, il indique que plus de 200 plaintes ont été enregistrées dans le Doubs depuis début 2014, plus de 350 mains courantes ont été déposées et comptabilise plus de 600 interventions relatives à des violences conjugales.

Du côté de la gendarmerie, le colonel Wanecque enregistre 375 plaintes pour violences conjugales et plus de 600 interventions pour ce même motif. 

Par ailleurs, le président de l'association d'aides aux victimes d'infractions à Besançon, Maurice Thiriet, a précisé que "L'intensité et la dureté des rapports se sont aggravés". 

 Hommes victimes, femmes auteures

Il ne faut pas oublier que des hommes peuvent être également victimes de violences conjugales. Ils sont 75.000 en France, soit 0,5% des hommes. Selon Thérèse Brunisso, procureure de la République au tribunal de grandes instances de Montbéliard, "le chiffre noir des hommes victimes est beaucoup important que le chiffre noir des femmes victimes". Le chiffre noir correspondant aux personnes victimes qui ne déposent ni de mains courantes ni de plaintes. 

Au niveau national, 201.000 femmes (soit 1,2% des femmes) sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint sur une année en 2010-2012. 83.000 femmes (soit 0,5% des femmes) sont victimes de viols ou tentative de viols, quel que soit l'agresseur, dans le couple ou en dehors du couple, sur une année en 2010-2012. 11% des femmes victimes déposent plainte. 13.000 hommes (soit 0,1% des hommes) sont victimes de viols ou tentative de viols, quel que soit l'agresseur, dans le couple ou en dehors du couple, sur une année en 2010-2012.

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