Okaïdi sollicite son placement en redressement judiciaire : 14 magasins concernés en Bourgogne Franche-Comté

Le groupe IDKIDS, propriétaire notamment de la marque de vêtements pour enfants Okaïdi, a annoncé mardi 27 janveir 2026 demander l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire pour ses activités en France. Le groupe y emploie environ 2.000 salariés. Quatorze magasins sont implantés en Bourgogne Franche-Comté.

Okaïdi, Grande rue à Besançon © Google street view

La démarche concerne les enseignes Obaïbi (dédiée aux enfants de 0 à 3 ans), Okaïdi (3 à 14 ans), Oxybul (jeux d’éveil), ainsi que la plateforme logistique IDLOG. En revanche, la marque Jacadi, également détenue par IDKIDS, n’est pas incluse dans cette procédure, a précisé le groupe dans un communiqué.

Une audience est prévue le 3 février devant le tribunal de commerce de Lille Métropole.

Une marque emblématique touchée

IDKIDS souligne que cette demande ne concerne ni les filiales à l’étranger ni l’ensemble des franchises du groupe. Basée à Roubaix, dans le Nord, Okaïdi est une marque historique de l’entreprise. Elle réalise un chiffre d’affaires mondial de 600 millions d’euros, dont 300 millions en France, selon une porte-parole du groupe.

Au total, IDKIDS est présent dans 70 pays, avec un chiffre d’affaires global de 800 millions d’euros et environ 6 000 employés.

Un marché sous pression

Dans son communiqué, le groupe explique subir un « effet sablier » sur le marché de l’habillement. D’un côté, le segment premium résiste, tout comme le low-cost et l’ultra fast-fashion de l’autre. Entre les deux, les marques positionnées sur le milieu de gamme, comme Okaïdi, rencontrent davantage de difficultés.

« Okaïdi-Obaïbi subissent depuis plusieurs années la pression des coûts et de la concurrence (généralistes low-cost, fast-fashion, seconde main) qui ont fortement pesé sur les résultats de la marque en 2025 », indique IDKIDS. Le groupe estime qu’Okaïdi doit désormais adapter son modèle opérationnel et réaffirmer son identité pour rester compétitif.

Un secteur fragilisé

Le prêt-à-porter français traverse une période délicate depuis plusieurs années. De nombreuses enseignes ont été touchées, parmi lesquelles IKKS, Camaïeu, Kookaï, Gap France, Jennyfer, André, Comptoir des Cotonniers, Princesse Tam Tam ou encore Kaporal.

Après l’essor du commerce en ligne, la crise du Covid-19, l’inflation, puis la montée en puissance de la seconde main et de la mode ultra-éphémère, le secteur de l’habillement et du textile a vu son activité reculer de 1,3 % en 2025 et de 8,5 % depuis 2019, selon les données de l’Institut français de la mode (IFM).

(Avec AFP)

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