À noter que le livret de développement durable et solidaire (LDDS), dont le taux est aligné sur celui du Livret A, verra lui aussi sa rémunération établie à 1,5 % à partir du 1er février.
Rappel sur le fonctionnement des livrets
Le Livret A est un compte d’épargne rémunéré dont les fonds restent disponibles à tout moment. Il peut être proposé par l’ensemble des établissements bancaires.
Le LEP, de son côté, s’adresse spécifiquement aux ménages aux revenus modestes. Son ouverture est soumise à des conditions liées au domicile fiscal et au niveau de revenus.
Le rôle de la Banque de France
La Banque de France est chargée de calculer et de proposer, tous les six mois, les taux de rémunération des livrets d’épargne réglementée, comme le Livret A et le LEP, au ministère de l’Économie et des Finances.
Ces taux sont déterminés à partir de formules réglementaires prenant en compte la moyenne du taux interbancaire de la zone euro ainsi que l’évolution moyenne de l’indice des prix à la consommation, hors tabac, sur le dernier semestre. Des dérogations restent possibles en cas de circonstances exceptionnelles.
Un ”coup de pouce” pour le LEP
Concernant le LEP, le taux appliqué au 1er février bénéficie d’un ajustement favorable. Le gouverneur de la Banque de France souligne que ”les conditions d’éligibilité pour la détention de ce livret en font le véritable support de l’épargne populaire”.
Ainsi, la rémunération du LEP sera fixée à 2,5 % à compter du 1er février, au lieu de 1,9 % si la formule de calcul réglementaire avait été appliquée strictement.
