Dans un communiqué publié ce mercredi, Jérôme Durain dénonce une réforme présentée comme une simplification, mais qu’il perçoit comme un recul de la démocratie. "Sous la pression combinée de la droite et de l’extrême-droite, le Parlement s’apprête à adopter une disposition qui fragilise les Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER), au nom d’un objectif affiché de 'simplification'. Derrière ce terme, c’est en réalité un nouveau recul de la démocratie qui se profile."
Le Ceser, "pilier essentiel du fonctionnement démocratique dans les territoires"
Le président régional rappelle le rôle des CESER, qu’il qualifie de "pilier essentiel du fonctionnement démocratique dans les territoires". Ces instances de dialogue et de concertation regroupent des représentants des organisations syndicales, du monde associatif, des acteurs économiques et de la société civile. Leur mission consiste à "éclairer la décision publique, formuler des avis, construire des consensus, faire remonter l’expertise du terrain et contribuer à la construction de politiques publiques plus efficaces et plus partagées."
Selon Jérôme Durain, affaiblir ces conseils réduit les espaces de débat et marginalise les corps intermédiaires "et à priver les décideurs d’un outil précieux de compréhension des réalités sociales, économiques et environnementales."
Un choix "profondément contre-productif"
Le président de Région met également en avant l’importance du dialogue dans un contexte de défiance croissante envers les institutions : "À l’heure où la brutalisation de la vie publique s’accentue, où la défiance envers les institutions s’accroît et où le besoin de dialogue n’a jamais été aussi fort, ce choix est profondément contre-productif."
Enfin, il assure de sa volonté de défendre le CESER local : "En Région Bourgogne-Franche-Comté, je prendrai mes responsabilités : cette instance sera maintenue et défendue, quels que soient les reculs imposés au niveau national."
