"Pour une victime qui vivra avec un seul oeil pendant toute sa vie et devra subir des opérations répétées, la peine, quel que soit son quantum, ne répare rien, mais le fait qu'il soit condamné l'a apaisée", a déclaré à l'AFP Me Marjorie Weiermann, l'avocate de l'ex-compagne.
L'homme de 32 ans, qui comparaissait depuis vendredi devant la cour criminelle du Jura, a été reconnu coupable de violences habituelles ayant entraîné une infirmité permanente par conjoint. Il a été relaxé des menaces sur conjoint pour lesquelles il était également jugé. La cour l'a en outre condamné au retrait total de son autorité parentale et à l'interdiction de porter une arme pendant cinq ans. L'avocat général avait requis 18 ans de réclusion contre l'accusé qui "a continué à dire que c’était un accident" et "qu'il n'était pas violent", selon Me Weiermann.
Arrêté 24 heures après son évasion
Le trentenaire était en détention provisoire pour violences conjugales lorsqu'il s'était évadé, le 27 novembre, avec un autre détenu. Il avait été arrêté 24 heures seulement après sa fuite, dans le bar d'un village de Saône-et-Loire.
Pour son ancienne compagne, cette évasion avait causé un "stress énorme", a expliqué son avocate. "Les gendarmes l'ont cherchée sur son lieu de travail, l'ont emmenée récupérer son enfant" de deux ans, "et les ont accompagnés dans un lieu tenu secret".
Les deux détenus s'étaient échappés de la maison d'arrêt de Dijon après avoir scié les barreaux de leur cellule respective à l'aide d'une lame de scie à métaux, vraisemblablement livrée par drone. Ils avaient ensuite utilisé des draps pour s'enfuir.
Le deuxième évadé, âgé de 19 ans, avait été arrêté à Marseille après trois semaines de cavale.
(AFP)
