Dans son communiqué, la CGT estime que ”les difficultés demeurent et certaines se sont accentuées”. Le syndicat pointe notamment des problèmes récurrents d’effectifs, de planning et d’organisation du travail. Les professionnels seraient régulièrement confrontés à des situations de crise et de violence auxquelles les moyens disponibles ne permettraient pas toujours de répondre dans des conditions de sécurité satisfaisantes. Une procédure de "danger grave et imminent" a récemment été engagée après une situation de violence ayant entraîné un accident du travail.
Selon la CGT, les effectifs nécessaires ont alors été rétablis ponctuellement, mais la question dépasse celle des effectifs : ”Derrière la question des effectifs se pose également celle du modèle même de prise en charge proposé”, écrit le syndicat.
Des âges très différents dans une même unité
La CGT s’interroge notamment sur la cohabitation, au sein d’un même espace, d’enfants parfois âgés de moins de 10 ans et d’adolescents de plus de 16 ans. Le syndicat souligne leurs différences d’âge, de problématiques et de vulnérabilité, estimant que certaines situations de crise ou certains comportements peuvent exposer les jeunes à des situations auxquelles ils ne devraient pas nécessairement être confrontés.
Pour la CGT, l’enjeu est donc aussi celui de l’adaptation de l’offre de soins. ”La question n’est donc pas uniquement de savoir si les professionnels sont suffisamment nombreux”, affirme le syndicat.
La CGT demande des réponses structurelles
Après plusieurs alertes adressées à la direction au cours de l’année, la CGT estime qu’”aucune réponse structurelle n’a été apportée à la hauteur des enjeux”. Elle appelle désormais à revoir l’organisation de l’unité afin de garantir une prise en charge adaptée aux jeunes et des conditions de travail et de sécurité acceptables pour les professionnels.
”La CGT refuse que l’on attende le prochain accident pour reconnaître que le problème est structurel”, conclut le syndicat.


