Anne Vignot a défendu le choix d’un projet "partagé, débattu et co-construit". Cette union, a-t-elle ajouté, vise une "prospérité au bénéfice du bien-être humain et du vivant", car "la dureté du monde ne doit pas être une fatalité".
Des engagements présentés comme "concrets et réalistes"
La candidate a insisté sur la continuité avec le mandat en cours, tout en présentant une nouvelle étape : "Nous présentons une trajectoire, une programmation concrète et réaliste et je souligne le mot réaliste" en faisant allusion aux propositions de certains de ses adversaires. Elle a assuré vouloir proposer des "actions concrètes mesurables et utiles", en partant "du réel, de ce que vivent les habitants".
Anne Vignot a résumé l’une des orientations de sa liste sous l’expression "Besançon vivante" : "une ville qui respecte tous les vivants", où "la ville est un écosystème". Elle a défendu "une écologie populaire qui améliorer la vie quotidienne" et "une ville qui ne sacrifie ni l’humain ni la nature".
Sur la crédibilité financière des engagements, elle a déclaré : "plus sobre que notre programme, vous allez avoir du mal à le trouver !" Anthony Poulin, actuel adjoint en charge des Finances, a ajouté : "nos engagements sont finançable set faisables", rappelant que l’équipe municipale affirme avoir réduit la dette "soit 10 millions en moins, sans toucher la fiscalité".
Attractivité, économie locale et rayonnement
Hasni Alem a présenté les premières mesures en matière d’attractivité et d’emploi local. Parmi elles, la poursuite de la lutte contre la "vacances commerciale", avec la mise en place d’"une foncière commerciale". L’objectif affiché est aussi de soutenir les commerçants dans la réduction de leur empreinte écologique.
La liste veut renforcer la production locale, "dans une ville d’industrie", avec la création d’un label "Fabriqué dans le Grand Besançon" et une meilleure orientation de la commande publique vers les entreprises locales.
Le pôle Témis Santé est présenté comme un axe stratégique pour "faire de Besançon un territoire de pointe" dans le domaine du biomédical. Le soutien à l’université et aux 25 000 étudiants fait également partie des priorités évoquées.
La Citadelle occupe une place spécifique dans ces engagements. Présentée comme l'un des emblèmes de la ville, elle pourrait devenir "une citadelle des lumières mais en respectant le vivant avec un nouvel éclairage", faire du parc Saint-Étienne une Citadelle nature, apaisée et pédagogique, développer une Citadelle des familles avec des parcours ludiques accessibles toute l'année, faire de la Citadelle une Citadelle culture avec un lieu supplémentaire pour des évènements, des résidences et des expositions (réhabilitation du hangar aux manœuvres).
Santé, lutte contre les pollutions et alimentation
Marc Paulin a détaillé un volet centré sur la santé "physique, mentale et sociale". Il a notamment souligné que "41% des français seront confronté à une maladie mentale", estimant nécessaire de "rompre ce tabou".
Par ailleurs, la liste propose notamment l’installation d’"un défenseur des enfants" pour mieux identifier les violences et coordonner les acteurs dans ce domaine. "La condition de l’enfant devrait être une priorité pour nous tous. La Ville ne pas se substituer au Département, on doit y être attentif, tous."
La création d’un centre LGBTQIA+, des actions de prévention contre les conduites addictives et la mise en place de "médiateurs en santé" pour accompagner les personnes éloignées du système de soins figurent aussi parmi les engagements.
En matière d’environnement et de santé, la qualité de l’eau, de l’air et des sols est évoquée, ainsi que la réduction des nuisances lumineuses et sonores.
Sur l’alimentation, la municipalité souhaite poursuivre l’introduction de produits bio dans les cantines pour "atteindre 80% d’aliments bio". Elle annonce également vouloir "expérimenter la sécurité sociale alimentaire" et mettre en place une "ordonnance verte" pour les femmes enceintes, combinant paniers bio et actions de sensibilisation.
Climat, biodiversité et cadre de vie
Anthony Poulin a insisté sur l’adaptation au changement climatique, évoquant "4 fois plus de jours chauds et 14 fois plus de nuits chaudes d'ici 2050 à Besançon". Le programme "Besançon plus fraiche l’été" prévoit végétalisation, restauration de fontaines, accès à des lieux frais en période de canicule et adaptation de certains horaires de services municipaux.
Le projet de "ville rivière, ville jardin" comprend l’aménagement des berges du Doubs "comme une vision de rivières partagées", la revitalisation des îles Saint-Paul et Saint-Pierre et l’expérimentation d’un lieu de baignade naturel. L’objectif affiché est aussi de garantir un îlot de fraîcheur "à 150 mètres de chaque bisontin", de développer les énergies renouvelables et d’intégrer la condition animale dans l’ensemble des politiques publiques.
Participation citoyenne et vie associative
Jérémy Jeanvoine a défendu un renforcement de la démocratie locale : "La place des habitants dans la ville est indispensable". Parmi les propositions figurent un budget participatif organisé tous les deux ans avec une enveloppe de 1 million d’euros (au lieu de tous les ans actuellement avec une enveloppe annuelle de 250.000 euros) et la création d’un "parlement citoyen mobile" dans tous les quartiers.
Jean-Sébastien Leuba a, de son côté, mis l’accent sur le tissu associatif : "On veut ouvrir une nouvelle page dans la vie associative", en s’appuyant sur "les réalités de terrain" et en cherchant à "écouter les bénévoles" des associations qui sont en premier ligne. La simplification administrative et la mutualisation des moyens sont évoquées pour "enforcer la capacité des citoyens à agir et ensemble pour ne pas rester seul face aux difficultés".
En conclusion, Anne Vignot a présenté ces annonces comme "le début d’un chemin collectif", affirmant que "Besançon peut être plus juste, plus solidaire, plus heureuse", et invitant "les Bisontins à venir nous voir et nous rencontrer."
