Avec deux nouveaux sièges, la gauche bénéficie d’un rééquilibrage

Publié le 17/06/2012 - 22:56
Mis à jour le 18/06/2012 - 16:43

Sans connaitre de vague rose comme au niveau national, la Franche-Comté assiste à un renforcement de la gauche avec l’élection de deux nouveaux députés PS et écologistes dans les deux circonscriptions de Besançon. Barbara Romagnan et Eric Alauzet ont éliminé deux députés UMP sortants.

législatives 2012

Onze députés UMP et deux PS en 2007, huit députés UMP, trois PS et un écologiste en 2012... La carte des législatives évolue au bénéfice de la gauche, mais il n’y a pas de bouleversement. C’est plutôt le service minimum qui plus est avec des écarts de voix prouvant que la poussée est limitée en voix, même si le Doubs compte maintenant trois députés de gauche sur cinq.

Le Vert Eric Alauzet, qui bénéficiait pourtant du soutien des socialistes, ne l’emporte qu’avec 108 voix d’avance sur le sortant UMP Jacques Grosperrin. Idem en Haute-Saône où Jean-Michel Villaumé (PS) ne devance Michel Raison (UMP) que de 246 voix. La première défaite électorale du maire de Luxeuil-les-Bains est d’autant plus amère.

C’est donc dans un mouchoir de poche que la gauche décroche deux de ses quatre sièges. C’était plus facile pour Pierre Moscovici qui frise les 50% dans le cadre de la seule triangulaire de la région et pour Barbara Romagnan qui bat la sortante UMP Françoise Branget avec une avance de presque cinq points. En 2007, la candidate socialiste avait échoué de 124 voix. C’est donc une belle revanche pour la conseillère générale du Doubs qui a rongé son frein pendant cinq ans.

La gauche aurait pu espérer plus de sièges dans le cadre de triangulaires, mais le Front national n’a pas confirmer ses scores de la présidentielle au premier tour des législatives. A tel point que seule la responsable régionale, Sophie Montel, était en mesure de se maintenir.

C’est Annie Genevard (UMP) dans le haut Doubs qui obtient le meilleur score avec 62,54% suivie par Damien Meslot (56,22%), Barbara Romagnan (54,73%), Marie-Christine Dalloz (54,61%) et Alain Chrétien (53,35%). A noter qu’il y a désormais trois femmes élues en Franche-Comté au lieu de deux en 2007.

Le Jura et le Territoire de Belfort ont reconduit tous les sortants UMP. Même le maire MRC de Belfort, Etienne Butzbach, bénéficiant pourtant du soutien officiel du PS, a échoué face au sortant UMP Michel Zumkeller. Il est vrai que ce dernier avait déjà tenu tête deux fois à Jean-Pierre Chevènement.

Politique

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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