Gabriel Amard : "Foudroyer l'Europe et la reconstruire avec des pays qui le voudront"

Publié le 16/05/2014 - 17:00
Mis à jour le 17/04/2019 - 12:13

La tête de liste du Front de gauche pour les élections européennes, Gabriel Amard, était à Besançon ce jeudi 15 mai pour un meeting au Palais des sports. Objectif : expliquer les enjeux de ces élections. « Nous pensons qu’on ne peut pas aménager les choses, le balancier est parti tellement loin qu’il faut foudroyer l’Europe d’aujourd’hui et la reconstruire avec des pays qui voudront le faire » a déclaré M. Amard.

"Nous pensons qu'on ne peut pas aménager les choses, le balancier est parti tellement loin qu'il faut foudroyer l'Europe d'aujourd'hui et la reconstruire avec des pays qui voudront le faire, coopérer, se respecter les uns, les autres, faire la paix autour de nous et partager en respectant la biosphère qui est la planète, indispensable à la vie humaine, et faire reculer la catastrophe écologique en partageant la richesse qui est produite par ceux qui bossent" 

"Le contrôle de la monnaie pour qu'elle soit utile"

"Tous ceux qui veulent tourner la page de l'austérité, engager la transition énergétique, reprendre le contrôle de la monnaie pour qu'elle soit utile au plan social et écologique, doivent voter pour le Front de gauche et refuse toute politique de libre-échange qui vise à tout mettre en concurrence : les peuples entre eux, les entreprises entre elles, les pays entre eux…" a explique Gabriel Amard. Il ajoute que "Si nous passons devant le PS, nous serions en capacité, je le crois, quand je vois des socialistes qui résistent, des écologistes qui quittent le gouvernement, qu'il y a là, la possibilité de construire une alternative".

"Il faut que nous soyons nombreux pour renverser la table"

Dans le cadre de son programme pour ces élections, Gabriel Amard souhaite représenter la liste de la "résistance" et de la "désobéissance aux traités néo-libéraux européens" : "Nous sommes la liste qui porte l'idée d'interdire toute main mise des lobbys et des multinationales sur les textes".

La tête de liste ajoute que "Il faut que nous soyons nombreux pour renverser la table, et le faire avec l'idée du partage, de l'altruisme, de l'intérêt général, pas les fumées de l'extrême droite qui veut se replier, se renfermer, nous cloisonner, nous différencier en fonction de notre couleur de peau, de nos convictions, etc."

"Il faut mettre un grand coup de balai"

Concernant le désintérêt général régnant depuis de nombreuses années pour les élections européennes et les travaux menés au parlement, Gabriel Amard explique que "Si vous pensez que c'est bonnet blanc, blanc bonnet, et que c'est pour ça que vous vous abstenez, vous avez surement raison pour le passé parce qu’en effet, l'UMP et le PS représentent les mêmes candidats aux responsabilités (commission européenne ou présidence du parlement), je vous comprends. Mais vous avez une occasion en or parce que votre voix dans l'isoloir c'est la vôtre, elle vaut autant que celle du riche, de celui qui vous exploite ou même de celui qui vous ment quand il est au pouvoir.

Enfin, Gabriel Amard insiste et conseille d'aller aux urnes le 25 juin "parce qu'il faut qu'on mettre un grand coup de balai et qu'on change complètement de cap pour mettre des élus au service de l'intérêt général et chasser tous ceux qui viennent profiter de la politique, des lois, des règles pour les intérêts des entreprises qu'ils dirigent, qu'ils représentent ou qui les manipulent."

 

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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