GHB dans les soirées bisontines : les gérants de bars et de discothèques appellent à la plus grande prudence

Publié le 04/11/2021 - 09:03
Mis à jour le 06/11/2021 - 17:03

Rappel • C’est un phénomène qui malheureusement ne date pas d’hier et qui revient souvent dans l’actualité nocturne à Besançon. Le 31 octobre dernier, plusieurs personnes auraient été droguées à leur insu au GHB, plus communément appelée la « drogue du violeur ». Les gérants de bars et de boîtes de nuit appellent à la plus grande vigilance.

 ©
©

Selon un message de prévention publié sur les réseaux sociaux ce mardi 2 novembre, plusieurs personnes auraient été droguées à leur insu au GHB le soir du 31 octobre. En réalité, le GHB aurait fait son grand retour en septembre dernier après plusieurs mois d'absence en raison des confinements et fermetures prolongés des lieux de fête.

Face à ce phénomène, plusieurs gérants de bars et de discothèques appellent à la plus grande vigilance comme Antonin Borie, le gérant de l'Antonnoir rue de Dole qui a partagé sur les réseaux sociaux un message : "Soyez prudents évidemment, surveillez vos verres et ceux de vos potes et si vous avez un –pote – qui un jour s'est venté de ce genre de saloperie ou si on vous a un jour proposé de vous vendre cette merde, n'hésitez surtout pas à le signaler, à nous, aux autorités compétentes. Ne soyez pas complice (par votre silence) de ce genre de personnes (…)".

Ce gérant de bar de nuit a par ailleurs fait une annonce au micro pendant la soirée du 31 octobre pour avertir ses clients de la circulation de GHB suite à un incident avec une jeune femme qui a vraisemblablement été droguée à son insu.

Quels sont les effets du GHB ?

Si ce produit peut donner des effets euphorisants, il peut cependant provoquer des problèmes de santé tels que des nausées, vomissements, confusions mentales, maux de tête, somnolences, étourdissements et vertiges, détresse respiratoire, coma, amnésie, mais aussi la mort suite à une chute de la tension artérielle par arrêt respiratoire ou par hypothermie par exemple.

Une substance détectable dans les cheveux

L’acide gammahydroxybutyrique ou GHB est détectable dans le sang pendant seulement 8 heures et dans les urines pendant 12 heures maximum. En revanche, il est encore détectable dans les cheveux pendant un mois. Pour savoir si une personne a consommé cette substance, en laboratoire, les scientifiques doivent détecter le GHB synthétique, différent du GHB que le corps sécrète naturellement dans de très faibles proportions.

5 ans de prison et 75.000€ d'amende

Pour rappel, selon l'article 222-30-1 du Code pénal : "Le fait d'administrer ou de tenter d'administrer à son insu à une personne une substance de nature à altérer son discernement ou le contrôle de ses actes afin de commettre à son égard un viol ou une agression sexuelle est puni de cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende."

Faits Divers

Manifestation du 5 novembre dans le Doubs : un cortège dispersé à Besançon, sept interpellations

La journée de mobilisation intersyndicale organisée ce jeudi 5 novembre 2026 dans le Doubs a rassemblé 9 000 personnes à Besançon et 800 à Montbéliard, selon le bilan communiqué par la préfecture. À Besançon, le cortège s’est scindé en plusieurs groupes, entraînant des tensions dans le secteur de Battant. Sept personnes ont été interpellées et deux policiers blessés.

Crash d’ULM près de Montbéliard : une autopsie sera réalisée en début de semaine prochaine

Le procureur de Montbéliard par intérim, Paul-Édouard Lallois, a indiqué dans un communiqué que des investigations s’étaient poursuivies "sans discontinuité" depuis le 3 novembre 2025, jour du crash de l’ULM à Chaux-les-Clerval. Le pilote était sapeur-pompier et secouriste en milieu périlleux.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage