LBE : ESBF - Metz, mercredi 14 octobre 2026 à 20h au palais des sports de Besançon
Ils ont beau tenter d’en faire un "non-événement", le coach et sa joueuse auront du mal à calmer l’enthousiasme des spectateurs qui s’annoncent nombreux ce soir au palais des sports. La faute tout d’abord, à cet ogre messin qui impressionne autant par sa qualité de jeu, d’une précision redoutable, que par sa réussite sur la scène européenne la saison dernière avec son sacre en Ligue des champions féminine de l'EHF. Mais aussi à la constance de l’ESBF qui, forte de quatre victoires sur cinq matches (une seule défaite, face à Brest), pointe à la deuxième place du classement et permet au public bisontin d'espérer mieux qu'une bataille pour la dernière place qualificative pour l'Europe en fin de saison.
Pourtant, il faut remonter loin pour trouver trace de la dernière victoire de l’ESBF face à Metz : plus de 20 ans en arrière, précisément le 3 avril 2005 lors de la finale de la Coupe de France. Autrement dit, même s’il est normal d’espérer plus, la logique impose à l’ESBF et à son staff d’aborder cette rencontre sans aucun excès d’orgueil. Le coach Delarue l’a d’ailleurs évoqué, mardi, en conférence de presse d’avant-match : "On ne va pas commencer à se prendre pour ce qu’on n’est pas, parce qu’on a fait un très bon début de saison. On va essayer de présenter notre plus beau visage pour notre public, pour nous-mêmes, et j’espère que ce sera une belle fête pour le handball bisontin et qu’on pourra dire qu’on a fait un grand match".
Pour aborder la rencontre avec confiance, l’entraîneur tempère néanmoins les attentes en rappelant qu’aucune équipe n’a encore battu Metz cette saison et qu’il n’existe pas de "solution miracle". Rares sont d'ailleurs les formations parvenues à faire plier l'ogre messin : "L'année dernière, c'est Brest qui l'a fait une fois, je crois, peut-être un petit peu en Ligue des champions, mais il faut une réussite incroyable", a analysé le technicien bisontin. La supériorité messine est telle que les Dragonnes marquent en moyenne 40 buts par rencontre, avec bien souvent 15 à 20 buts d’écart.
"Je veux voir mon équipe poser des problèmes à Metz"
Alors pour éviter de connaître une telle punition, les Bisontines devront mettre avant tout l’accent sur la propreté défensive et l’absence d’erreurs, a analysé Emilie Bellec car Metz sanctionne immédiatement la moindre faute. Ni pitié, ni baisse de forme à espérer de la part des Messines qui viennent pourtant d’enchaîner deux gros matchs contre Brest et à Gyor (Hongrie) en Ligue des champions. "Elles ont énormément de ressources sur le plan physique", a commenté la joueuse bisontine, rapidement rejointe par son coach : "Elles viennent avec ce niveau de jeu. C’est toute la difficulté. Croire qu’elles vont se relâcher parce qu’elles viennent de battre Brest et de faire match nul en Hongrie, c’est mal connaître Metz et sa manière d’aborder les choses".
Conscient que l’ESBF s’apprête à jouer "ce qui se fait de mieux au monde", Jérôme Delarue garde foi en son équipe : "je ne viens pas pour voir Metz jouer. Je veux voir mon équipe poser des problèmes à Metz". Mais l’entraineur reconnait volontiers qu’il "n’a pas la solution, je n’ai jamais battu Metz". Pour réussir un gros coup face aux Dragonnes, il faudrait donc que l’ESBF se présente avant tout "avec le meilleur visage possible individuellement et collectivement", mais que Metz "balbutie un petit peu son handball" et enfin que le Palais des sports, chaud bouillant, soit capable de porter les Bisontines vers l’exploit.


