"C'est un très beau score. Même au niveau national", a déclaré sur France 3 Nathalie Koenders, après avoir recueilli 58,4% des voix, selon des résultats définitifs, soit largement devant le score réalisé au second tour des municipales de 2020 par son mentor, le socialiste François Rebsamen (43,52%). Ephémère ministre du gouvernement de François Bayrou, ce dernier avait démissionné de la mairie en 2024, laissant la place à Nathalie Koenders.
Au premier tour, Nathalie Koenders avait recueilli 39,13% des voix. "Je m'inscris dans cette histoire (...), cette transmission a été réussie", a-t-elle déclaré à la presse, en référence à sa succession de François Rebsamen. Nathalie Koenders, ancienne championne de canoë-kayak de 49 ans qui affrontait ses premières élections municipales au poste de maire, a ainsi fait mentir ses opposants qui pariaient que le départ de François Rebsamen, chantre de la sociale-démocratie soutenant Emmanuel Macron à partir de 2022, allait sonner le glas de 25 ans de socialisme à la mairie de Dijon.
Son principal adversaire, le LR Emmanuel Bichot, s'est classé deuxième, avec 30,7%, selon des résultats provisoires. Emmanuel Bichot avait ravi la deuxième place au premier tour, avec 26%, soit six points de plus qu'en 2020, y voyant là l'effet d'une "large" union. Sa liste réunissait Les Républicains, Le Nouveau Centre, l'UDI et Horizons. Elle a également reçu le soutien embarrassant de Reconquête!, le parti d'Eric Zemmour. Face à la polémique, Emmanuel Bichot avait assuré qu'il n'avait pas sollicité cet appui.
A l'issue du premier tour, il avait appelé le troisième candidat en position de se maintenir, l'UDR-RN Thierry Coudert, à se retirer en sa faveur. Une offre immédiatement rejetée par ce dernier, qui avait recueilli 12,7%, soit près du double du score du RN en 2020 (6,8%), confirmant ainsi l'implantation grandissante de l'extrême droite dans la Cité des ducs. Aux législatives de 2024, le RN avait déjà presque triplé le nombre de ses députés en Bourgogne-Franche-Comté.
Thierry Coudert, ancien socialiste devenu chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, a recueilli dimanche 11% des voix. La gauche non alliée à Nathalie Koenders avait été éliminée dès le premier tour. L'ex-ministre macroniste Fadila Khattabi avait renoncé à présenter une liste, après un sondage ne la créditant que de 2%.
(AFP)


