Municipales : scissions au sein de la gauche suite aux propos de Dominique Voynet

Publié le 20/10/2024 - 09:34
Mis à jour le 20/10/2024 - 09:34

Les derniers propos tenus par Dominique Voynet, le 16 octobre 2024 au journal Libération n’ont pas manqué de faire réagir Myriam El Yassa, première secrétaire fédérale du Parti socialiste du Doubs, Nicolas Bodin (ancienne tête de liste socialiste aux municipales), Sébastien Coudry et Carine Michel, militants socialistes et élus municipaux, qui viennent de publier un communiqué pour faire part de leur réaction et de leurs doutes quant à un éventuel soutient à l’écologiste Anne Vignot lors des prochaines élections municipales. 

Pour les socialistes, les derniers propos tenus par la députée récemment élue, ont du mal à passer. Dans leur communiqué intitulé "L’union mais pas à n’importe quel prix", le Parti Socialiste du Doubs indique avoir pris connaissance des récentes déclarations de Dominique Voynet dans le journal Libération exprimant son souhait de faire barrage aux socialistes à Besançon. "Je ne voulais pas laisser un socialiste gagner cette circo et s'en servir pour nous reprendre Besançon" peut-on lire dans les colonnes du quotidien national.

Un soutien à Anne Vignot remis en question

S’ils déclarent respecter "la très grande expérience politique de Dominique Voynet", ils souhaitent néanmoins souligner "que la division ne peut conduire qu’à un affaiblissement de nos luttes communes pour la justice sociale, l’écologie, l’économie et l’égalité". Selon eux, "Besançon n’est la propriété de personne si ce n’est des Bisontines et des Bisontins et eux seuls seront juges des projets municipaux qui seront soumis à leurs suffrages en 2026" rappellent-ils.

S’il ne fait pour eux aucun doute "que la Maire sortante se représentera, doute pour notre part quant à notre volonté de vouloir l’accompagner dans ces conditions" évoquent les socialistes avant de rappeler que " « Faire équipe » ne peut pas être qu’un slogan de campagne, c’est aussi une pratique !". 

L'avenir de notre territoire dépend de notre capacité à unir nos voix pour un projet commun, tourné vers l'intérêt général, concluent-ils enfin.

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