La sous-commission départementale de sécurité a pour mission de veiller au respect des normes en matière de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public et les immeubles de grande hauteur (IGH), notamment par le biais de visites périodiques dans les lieux concernés a rappelé en préambule de la visite la préfecture du Doubs.
Au sein d’une commission figurent des représentants de la préfecture, du service départemental d’incendie et de secours (SDIS), de la direction départementale des Territoires (DDT), de la Ville et de la police.

La préfecture a ainsi souhaité montrer "ce que chacun fait pour prévenir les risques". Menée par le commandant Trouttet, chef du service prévention du SDIS, la commission s’est attachée à vérifier les dispositifs essentiels de sécurité dont doit être doté chaque ERP. La visite a pour objectif de relever les éléments "qui permettent de dire à la commission que les personnes ne sont pas en sécurité au sein de cette structure", précise le commandant. "Du moment où le public n’est pas en sécurité dans cet établissement, le groupe de visite proposera un avis défavorable", ajoute-il. Les motifs d’un avis défavorable peuvent concerner des défaillances au niveau des systèmes d’alarme ou encore de désenfumage, comme le précise le commandant dans notre vidéo.
Dans l’établissement visité ce jour, des dispositifs de sécurité ont notamment été mis en place pour se mettre aux normes. Dans le Doubs, une quarantaine d’établissements de nuit de ce type sont sur la liste de contrôle périodique, a rappelé le commandant Trouttet. Ces établissements "de type P de troisième catégorie" sont visités tous les 3 ans "si tout va bien". Si des difficultés ou un risque particulier est signalé, la commission peut alors réduire cette visite de sécurité à un an. Ce qui permet "une vigilance accrue" et notamment un suivie de la part de la police cette fois.
Une visite appréciée des gérants d'ERP
Loin d’être appréhendé par les gérants des établissements de nuit, ce type de commission est au contraire un allié précieux dans la bonne gestion de la structure. Dans notre vidéo, l’un des gérants de La Cale, Farouk Jendoubi, rappelle que ses équipes sont formées au risque. Il ne se montre donc pas inquiet quant à la possibilité d’un incident comme celui de Crans-Montant mais assure rester néanmoins "vigilant" afin d’éviter les risques.
Sur les 1600 établissements contrôlés, "seuls 8 sont en avis défavorable" nous a confirmé le commandant Troutter, ce qui lui permet de dire "on a un bon niveau de sécurité au sein de nos bâtiments" dans le département du Doubs.


