Le mis en cause a été trahi par les "pétarades", émanant du pot d’échappement de son véhicule en mauvais état, qui ont alerté la vigilance de la brigade anti-criminalité en patrouille sur le secteur.
Les policiers ont alors décidé de procéder à son contrôle et ont remarqué une forte odeur de cannabis s’échappant de l’habitacle. La palpation de sécurité effectuée sur le conducteur a permis de découvrir une liasse de billets d’un montant total de 2 080 €.
Par la suite, la fouille de l’habitacle a révélé la présence de deux couteaux à cran d’arrêt, d'un sachet zippé contenant 2 g de résine de cannabis, ainsi que d'une cagoule noire dans le vide-poche de la portière. Une bonbonne d’un gramme de cocaïne a également été retrouvée dans le coffre.
Le conducteur âgé de 19 ans a aussitôt été interpellé et placé en garde à vue.
Face aux suspicions le concernant, une perquisition a été menée le lendemain matin de 8h20 à 9h15 au domicile de sa cousine où il déclarait résider. Celle-ci a permis de mener à la découverte de 4 760 € en espèces et d’un pain de 102 grammes de cocaïne. Mais également d’une arme de poing de marque Walther (modèle P99) au numéro de série limé et "approvisionnée d'un chargeur contenant au moins une cartouche de 9 mm non chambrée, ainsi qu’un silencieux adaptable séparé", précise la police.
Interrogé lors de sa garde à vue, le mis en cause n’a pas reconnu les faits et a déclaré que l’armée et la cocaïne lui avaient été remises par un tiers pour les conserver chez lui.
À l’issue de sa garde à vue, il a été déferré et a accepté une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité de 14 mois d'emprisonnement assorti en totalité d’un sursis probatoire de deux ans. Le jeune homme a également reçu l’obligation de regagner Mayotte pour une durée de 2 ans et une interdiction de paraître à Besançon pour une durée de trois ans. Il a par la suite été laissé libre "sur instruction", précise enfin la police.


