Le premier rassemblement aura lieu à 18 h 00, place Pasteur, à l’occasion de la Journée internationale du droit à l’avortement. L’Intersyndicale entend notamment rappeler que l’accès à l’IVG doit s’accompagner de moyens suffisants. Des cintres seront accrochés sur place, symbole destiné à rappeler la période des avortements clandestins et à exprimer la solidarité avec les femmes privées ou limitées dans leur accès à l’avortement dans plusieurs pays.
”Nous manifesterons le 28 septembre en solidarité avec les Polonaises, les Maltaises, les Latina américaines, les États-Uniennes et toutes celles qui sont encore soumises à la fatalité des grossesses”, précise le collectif qui demande notamment la réouverture des centres d’IVG fermés, l’arrêt des fermetures de maternités et d’hôpitaux de proximité, ainsi que le maintien et le renforcement des subventions aux associations. Il réclame également une prise en charge de l’IVG à 100 %, la suppression du délai de carence en cas d’arrêt de travail lié à une IVG ou à une fausse couche spontanée précoce, et la possibilité pour les femmes de choisir leur méthode d’avortement.
Une loi cadre intégrale
À 19 h 00, le rendez-vous sera donné devant le tribunal, dans le cadre de la mobilisation hebdomadaire organisée par l’Intersyndicale. Cette fois, les organisations entendent mettre l’accent sur la protection des victimes de violences sexistes et sexuelles. Elles dénoncent notamment ce qu’elles considèrent comme un manque de moyens dans le projet de loi actuellement présenté à l’Assemblée nationale. Elles citent l’exemple de l’entretien individuel qui devait être proposé aux enfants, de la maternelle au lycée, mais qui, selon elles, ne figure plus dans le dispositif envisagé : ”Cette mesure demanderait trop d'embauches et donc trop de financement. Ce choix montre clairement que la protection des enfants n'est pas une priorité du gouvernement.”
L’Intersyndicale réclame au contraire ”une loi cadre intégrale accompagnée d'un budget intégral soit 3 milliards d'euros supplémentaires”.


