Dans son communiqué, Ludovic Fagaut salue la réaction du personnel. ”Nos 12 agents ont mis en sécurité les 35 enfants en seulement 2 minutes”, écrit-il, en soulignant l’application du protocole de mise en sûreté.
”Une limite qui ne peut être acceptée”
Ces tirs interviennent alors que des mouvements impliquant notamment des lycéens donnent lieu depuis plusieurs jours à des épisodes de violences et à l’utilisation de mortiers. Le maire affirme constater ”l’usage répété de ces mêmes mortiers”.
Ludovic Fagaut condamne fermement les faits, tout en distinguant le droit à manifester des violences. ”Avoir des revendications, exprimer son désaccord, manifester est un droit. La violence et les dégradations ne le sont pas”, écrit-il, et estime que les tirs dirigés vers la crèche constituent un franchissement de ligne rouge : ”Tirer des mortiers en direction d’une crèche où se trouvent des enfants, franchit une limite qui ne peut être acceptée.”
Une plainte déposée par la Ville
L'édile annonce que la Ville portera plainte. Les images des caméras de vidéoprotection doivent être exploitées afin de tenter d’identifier les auteurs. Il maire dénonce également les dégradations commises depuis plusieurs jours et leur coût pour les finances publiques. Il met en cause ”certains groupes issus de mouvances militantes radicales” ainsi que certains responsables politiques, selon lui.
L’enquête devra désormais déterminer précisément les circonstances des tirs et permettre d’identifier leurs auteurs. ”La contestation est un droit. La violence n’en sera jamais un”, conclut Ludovic Fagaut.


