Dans le Haut-Rhin, un petit village résiste encore et toujours à Facebook Live

Publié le 26/03/2021 - 13:45
Mis à jour le 26/03/2021 - 08:48

insolite • Diffuser le conseil municipal via un Facebook Live ? Jamais ! Dans le Haut-Rhin, le village de Hombourg a choisi de ne pas suivre les recommandations de la préfecture et de retransmettre en direct la réunion des élus sur une radio numérique, plutôt que sur le réseau social américain.

 © Ville de Hombourg (capture film)
© Ville de Hombourg (capture film)

Thierry Engasser, le maire de cette commune de 1.300 habitants située à quelques kilomètres de Mulhouse, est à l'origine de cette initiative, qui se concrétise jeudi avec le premier conseil municipal à écouter sur la radio Pi-Node, accessible en ligne.

Au premier confinement, puis de nouveau à l'instauration du couvre-feu, sa mairie avait reçu de la préfecture un rappel sur la nécessité de maintenir le caractère public du conseil municipal et de ses débats. La préfecture suggérait la mise en place d'une retransmission en direct sur Facebook.

"Je me suis dit: +qu'est-ce que c'est que ça ?", se remémore Thierry Engasser.

"Je comprends qu'on puisse y poster des photos de son animal de compagnie ou d'un voyage au bout du monde", explique l'élu, qui ne dispose pas de compte personnel sur le réseau social. "Mais associer un conseil municipal, qui représente d'une certaine manière à la fois la population et la République, à Facebook, une entreprise à but lucratif qui vend des données et des publicités, pour moi ce n'est pas possible".

Le maire a reçu le soutien de son équipe. "Le fait que mon image soit diffusée et que je n'en sois plus maître, ça me dérange", souligne ainsi Isabelle Haenel, conseillère municipale. "En plus tous les citoyens n'ont pas forcément un compte Facebook pour pouvoir accéder à la retransmission".

Thierry Engasser a sollicité un proche impliqué dans une association locale sans but lucratif, circulaire, qui développe des projets artistiques et exploite une radio numérique, afin de retransmettre le conseil municipal.

"C'est une solution qui préserve un peu plus les individus, et puis, paradoxalement, on est beaucoup plus attentif quand on écoute quelque chose que quand on visionne une vidéo", se réjouit cet amateur de podcasts.

"On va mettre à leur disposition un flux pour le conseil municipal", précise Nicolas Herbert, membre de l'association. "C'est une technologie de streaming, qui est presque aussi vieille qu'internet". Les débats seront accessibles en suivant un lien proposé sur le site internet de la mairie.

"On leur prête à titre expérimental, parce que le débat citoyen nous intéresse", souligne M. Herbert. "A l'avenir, il pourrait même y avoir un +tchat+, pour que les habitants puissent échanger et poser des questions".

L'initiative, rapportée par le quotidien Dernières Nouvelles d'Alsace, a été remarquée par d'autres communes, qui ont sollicité la mairie de Hombourg pour développer une solution similaire.

(AFP)

Politique

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.82C°
légère pluie
le 24/10 à 17h00
Vent
5.26 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
77 %

Sondage