À quelques heures de l’ouverture, David Demange, directeur de La Rodia, affiche sa satisfaction. ”Cette treizième édition se présente sous les meilleurs auspices, on a déjà un public qui est au rendez-vous.” Et surtout, ”c'est une première pour nous d'afficher complet en 13 ans, avant même d'ouvrir les portes du week-end.”
Une réussite que le directeur n’attribue pas à un seul facteur. La météo, annoncée favorable, joue son rôle, mais aussi la nouvelle formule du festival. ”Telle qu'on l'a pensée et expliquée, je crois, elle est maintenant comprise et les gens adhèrent à ce qu'on a pu proposer”, estime le directeur.
Détonation revendique désormais un format volontairement contenu. Environ 2 100 spectateurs sont attendus chaque jour, soit près de 4 500 personnes pendant le week-end. ”Nous, on a envie que le festival soit bien, vivable aussi pour les gens, que ça circule bien, etc.”, explique-t-il.
La programmation reste tournée vers la découverte, avec une identité visuelle renforcée. Cette année, le collectif ExLumina habillera notamment le Besac Sound System, tandis que le collectif Grand Géant fera évoluer la décoration du site.
La scène locale à l’honneur
Parmi les artistes programmés, le public découvrira également plusieurs projets issus de la scène locale. Mathis Akenguin ouvrira le festival ce vendredi soir. Le duo THK proposera de son côté une création inédite réunissant 35 musiciens de l’école de musique de Saône et un brass-band. Au total, 37 artistes seront sur scène. ”Ça va être un moment assez chouette", annonce David Demange.
La scène électro locale sera également très présente tout au long du week-end, avec de nombreux DJs et DJettes sous la terrasse.
Le Maroc comme fil rouge
Cette édition met enfin la scène marocaine contemporaine à l’honneur "mais la scène marocaine d'aujourd'hui, avec l'électro, le rock, etc.", précise le directeur.
Guedra Guedra, Nashwa, Aziz Konkrite ou encore Bab L'Bluz figurent notamment au programme. ”Bab L'Bluz [...] mêle un peu la musique, on pourrait dire, de Led Zeppelin avec la musique marocaine”, présente le directeur.
Restauration, danse et musique compléteront ce focus marocain. Une programmation qui, selon David Demange, permet au festival de continuer à se renouveler : ”Chaque année, on essaie d'apporter une petite touche nouvelle, parce que tout organisme qui n'évolue pas finit par mourir.”
Les portes de La Rodia ouvriront à 19 heures ce vendredi pour lancer deux jours de concerts, de découvertes et de créations à Besançon.


