Jeune poignardé à Planoise : deux personnes mises en examen, une autre toujours en fuite

Publié le 24/02/2026 - 14:07
Mis à jour le 24/02/2026 - 15:01

Après la mort d’un jeune homme de 24 ans samedi dernier dans le quartier de Planoise, la substitut du procureur Christine de Curraize a tenu une conférence de presse ce mardi 24 février 2026 à Besançon pour évoquer les faits et faire le point sur les avancées de l’enquête. 

 © Élodie R.
© Élodie R.

Pour rappel des faits, samedi 21 février 2026 vers 17h, les services du commissariat de police de Besançon ont été avertis d’une rixe mortelle ayant eu lieu rue Flandres Dunkerque à Besançon. Une rue qui se situe au sein du quartier de reconquête républicaine de Planoise. 

Selon les premiers éléments de l’enquête, il semblerait qu’une bagarre aurait éclaté entre plusieurs individus. Au cours de celle-ci, un homme d’une vingtaine d’années a été mortellement blessé dans le dos par arme blanche. La victime est ensuite décédée lors de son transfert au CHU de Besançon.  

La substitut du procureur a déclaré que l’autopsie avait permis d’établir que le décès du jeune homme était effectivement en lien avec "une plaie profonde par arme blanche portée dans le dos et responsable d’un syndrome hémorragique majeur consécutif à une plaie de l’aorte abdominale". 

Des versions divergentes

Un certain nombre de personne proches de la victime et du ou des suspects encore présents sur la scène de crime lors de l’arrivée de la police ont immédiatement été placées en garde à vue. Au moins cinq gardes à vue ont été réalisées selon la substitut. 

À ce stade de l’enquête il est "encore difficile de relater un déroulement précis des faits" a averti Christine de Curraize, "certains protagonistes étant en fuite" et étant donné que "les versions des personnes impliquées divergent". Néanmoins, la substitut a avancé qu’il y aurait eu "une rixe entre la victime et un jeune homme résidant à proximité du lieu des faits, qui n’est autre que la personne mise en examen. Des proches de la victime seraient ensuite intervenus dans les violences ce qui aurait amené la famille de la partie adverse à également intervenir au soutien du leur munis d’armes de type couteaux". C’est dans ce contexte que le coup mortel aurait été porté à la victime. 

À l’issue des gardes à vue, deux individus ont été déférés hier soir devant un juge d’instruction et mis en examen respectivement des chefs de "meurtre" et de "violences en réunion". Le suspect mis en examen pour les faits de nature criminelle a été placé en détention provisoire, tandis que celui inculpé pour des faits délictuels a été placé sous contrôle judiciaire. Ils sont respectivement âgés de 27 et de 29 ans. Née en 2001, la victime est décédée à l’âge de 24 ans. 

Une personne toujours en fuite

L’instruction judiciaire étant toujours en cours, Christine de Curraize s’est montrée prudente sur le contexte entourant les faits criminels : "rien ne nous permet de dire à ce stade que les faits auraient eu lieu sur fond de trafic du stupéfiants". Pour l’heure, seul un différend financier aurait été évoqué entre les protagonistes qui se connaissaient.

Les auteurs sont néanmoins connus des services de police "l’un pour faits de violence et le second plutôt pour des faits de nature routière et semble quand même lié au milieu des stupéfiants". Quant à la victime, elle était elle aussi connue de la police mais "sous une autre identité", a précisé la substitut et pour des faits "d’infractions à la législation sur les stupéfiants". 

Les déclarations des protagonistes impliqués étant évolutives, il reste encore aux enquêteurs à éclaircir quelques points. Madame de Curraize a par ailleurs précisé qu’une personne impliquée dans l’affaire était toujours en fuite.

Les investigations vont maintenant se poursuivre sur commission rogatoire et ont été confiées au service interdépartemental de police judiciaire de Besançon afin de faire toute la lumière sur cette affaire. 

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