Si aucun détail n’a été donné sur les précisions de la procédure menée en interne concernant l’ex-candidat J-S Leuba et actuel colistier d’Anne Vignot, nous avions recueilli en juillet 2025 plusieurs témoignages internes ou proches du Parti socialiste bisontin (ayant requis l’anonymat) qui avaient dressé un portrait sévère de celui qu’ils accusent de manœuvres répétées et de gestion autoritaire.
Le principal concerné a réagi lundi soir dans un communiqué et déclare avoir formé un recours "qui est suspensif". Celui-ci lui permettra notamment de "(se) défendre et de remettre en cause les conditions qui ont présidé cette décision provisoire". Il précise par ailleurs que ces accusations à son encontre sont intervenues "dans un contexte où j’ai souhaité signaler plusieurs irrégularités graves dans le fonctionnement de la fédération du Parti Socialiste du Doubs". Cet appel lui permettra d'en dire plus à ce sujet et de "rendre public l’ensemble des éléments pour me défendre". Moins d’une heure après cette déclaration, le parti socialiste informait la presse d’avoir saisi le procureur de la république de Besançon "pour des faits de malversation présumée".
Pour l'heure, Jean-Sébastien Leuba reste "pleinement engagé au PS et sur la liste d'Anne Vignot" et signale avoir "pris engagement auprès d'elle et des instances nationales du PS de démissionner de (ses) fonctions municipales si la sanction venait à être confirmée". Il consacrera "toute l'énergie nécessaire" à sa défense "le temps venu".
Une démission possible du PS ?
Pour Anne Vignot, maire sortante et candidate à sa succession, il apparaît "important que le droit au recours soit préservé et, dans l’intervalle, la présomption d’innocence".
À cet égard, la liste "Besançon vivante, juste et humaine" a été déposée vendredi : "Si les faits devaient être confirmés à l’issue de la procédure interne, J-S Leuba s’est engagée auprès de moi et des instances nationales socialistes à démissionner", affirme Anne Vignot.
Article écrit avec Élodie Retrouvey.


