Intermittents, MBF Alu, General Electric... Marie-Guite Dufay fait remonter les sujets sensibles à E. Macron

Publié le 22/05/2021 - 19:55
Mis à jour le 22/05/2021 - 19:55

La présidente de Région Bourgogne Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, a été invitée, avec les élus des secteurs, à participer à un temps d’échange avec le président de la République, vendredi 21 mai à Nevers.

Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté © Hélène Loget
Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté © Hélène Loget

Cet échange a été l’occasion pour la présidente de faire remonter au président de la République, venu dans la Nièvre pour mettre en avant le secteur de la Culture, "l’inquiétude des intermittents du spectacle et leur souhait d’une année blanche supplémentaire."

Toujours sur le plan culturel, Marie-Guite Dufay en a profité pour valoriser l’initiative de la Région autour de la "Carte Avantages jeunes", complément au "Pass Culture" qui a fait l’objet d’un accord spécial avec l’État.

Marie-Guite Dufay a par ailleurs échangé sur l’actualité industrielle de la région. Elle a appelé à "la plus grande vigilance concernant la filière automobile, dont les restructurations s’accélèrent". À l’heure où le plan de soutien de l’Etat va prendre fin, "il convient d’être attentif aux menaces pesant sur les activités des sous-traitants". Elle a également plaidé pour "un travail plus resserré de l’État avec les Régions sur les enjeux de relocalisation, tant sur l’industrie et le bâtiment (inquiétudes concernant la pénurie de matériaux) que sur la santé."

Marie-Guite Dufay a également évoqué le cas particulier de la fonderie MBF Alu à Saint-Claude (Jura). Elle a plaidé pour "un plan d’urgence spécifique sur ce territoire."

La présidente a par ailleurs fait part à Emmanuel Macron de sa "satisfaction" concernant la prochaine implantation de McPhy, à Belfort, "qui confirme la mutation du Nord-Franche-Comté en une place forte de l’hydrogène au plan national."

La présidente de Région a, enfin, rappelé au président de la République les attentes de Belfort concernant le rachat de la branche nucléaire de General Electric, mais aussi ses "inquiétudes" au sujet des autres branches, et notamment de la branche gaz, "qui commence à ne plus pouvoir répondre à la demande mondiale qui repart, suite à la suppression des compétences décidées par le groupe américain."

(Communiqué)

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