Dans un communiqué de presse publié ce jeudi 5 février, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté a souhaité exprimer son inquiétude sur les coupes budgétaires prévues par la loi de finances pour 2026.
Un amendement du gouvernement au coeur de la polémique
L'objet de cette réaction : un amendement introduit par le gouvernement dans la loi de finances de 2026 qui prévoit de ponctionner 10% des ressources du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) en charge de la formation des agents territoriaux. Or, le CNFPT est un organisme important pour l'ensemble des collectivités territoriales puisqu'il assure l'organisation des épreuves, concours et formations des agents de la fonction publique territoriale.
Des conséquences directes et concrètes sur les collectivités
Cette décision, "prise sans aucune concertation des élus locaux" provoque de très vives inquiétudes. Cette mesure engendrera de multiples conséquences sur les services avec notamment la diminution du nombre de formations, la fragilisation dans l’accompagnement des stagiaires ou encore l’aggravation des inégalités entre collectivités. Des sapeurs-pompiers aux policiers municipaux, en passant par les communes, tous les niveaux des collectivités seront touchés.
Jérôme Durain alerte sur les conséquences à long terme d’une telle mesure : "affaiblir la formation de celles et ceux qui mettent en oeuvre les politiques publiques locales revient à fragiliser durablement l’action publique".


