- Nationale 1 - Phase 2 - Match 1 - A Besançon, Poissy bat BesAC 100-89
Un Palais très copieusement rempli, une séquence émotion avec un hommage aux figures marquantes du BBC et BBCD qui ont marqué de leur empreinte les années 1990-2000, des animations à feu roulant, un dunker fou pour encore rehausser l'ambiance orchestrée par Tony, le speaker on fire.
Tout était réuni, sauf le coeur de cette soirée, l'équipe du BesAC totalement passée à côté de son sujet pendant quarante minutes qui ont paru une éternité à tous ses supporters mis en souffrance.
On était alors loin, bien loin de ce que cette même équipe bisontine a montré quand, en fin de Phase 1, elle a remporté cinq de ses sept derniers matches. Pas d'investissement, pas d'intensité et un collectif dominé par un adversaire parisien pourtant largement à sa portée et qui a croqué à pleines dents dans ce gâteau qui lui était offert sur un plateau. Avec au bout du compte 100 points inscrits face à une défense locale à ce point permissive qu'elle encaissé 45 points en première mi-temps et pire encore 55 points dans les vingt dernières minutes.
Dès le coup de sifflet final, le coach Laurent Kleefstra a intimé à ses joueurs de ne pas trainer sur le parquet
On a même vu ce méconnaissable BesAC à la dérive, mené de 22 points (92-70). Heureusement qu'il y a eu ce petit sursaut de fierté en fin de match qui a permis que cette défaite ne se termine en correction.
Dès le coup de sifflet final, le coach Laurent Kleefstra a intimé à ses joueurs de ne pas trainer sur le parquet et de rentrer vite au vestiaire. C'était le temps pour lui d'ordinaire si calme, de passer à sa troupe une soufflante qui a fait trembler les murs et qui a trouvé en écho celle de Vincent Cartier, le président qui lui non plus n'a pas mâché ses mots de colère.
Dans l'autre vestiaire, celui de Poissy, dans le plus parfait contraste, on savourait tout simplement cette victoire. Notamment Jo Kalambani, le coach, qui venait de signer de façon spectaculaire mais contenue, son retour officiel à Besançon après son éviction du BesAC en février 2024. Deux vestiaires, deux ambiances alors que dans la salle c'était tout simplement soir de déception.
L'épilogue de cette histoire est que le BesAC a donc raté son entrée en Phase 2 du championnat, celle qui décidera du maintien sportif en Nationale 1 au soir du 8 mai. D'ici là, treize match attendent encore le BesAC qui va devoir vite se remobiliser, retrouver ce visage séduisant qu'on lui a récemment connu et se faire pardonner cet accident de parcours.
Prochaine étape, vendredi 13 mars à Angers face à une équipe qui aura aussi beaucoup à se faire pardonner après le revers subi à domicile contre Metz (83-85).
(Communiqué)


