Le parti communiste s'allie au maire sortant, le Front de gauche trahi

Publié le 04/11/2013 - 16:08
Mis à jour le 05/11/2013 - 15:37

Les militants du PCF ont décidé d’opter pour une liste d’union de la gauche avec le maire sortant dès le premier tour pour les municipales 2014 à Besançon. Vives réactions sur les réseaux sociaux…

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Près de 77% des votants ont choisi l'alliance avec le Parti socialiste. Seuls 11% ont voté pour une liste autonome avec le Front de gauche.

Thibaut Bize, secrétaire départemental du PCF, précise que l'objectif de cette alliance est d'abord un façon de "tout mettre en œuvre pour battre la droite et l'extrême droite".

"Vous êtes, au même titre que le PS, des adversaires politiques"

Benoît Maillard-Salin, co-secrétaire départemental du Parti de gauche du Doubs, a partagé un article de presse au sujet de cette alliance l'alliance entre le PCF et le maire sortant sur son compte Facebook. Thibaut Bize rétorque. La conversation est longue et vive : 

Thibaut Bize : "Le PCF ne de désolidarise pas du Front de gauche, c'est plutôt : aucun n'accord n'a été trouvé au sein du Front de gauche pour une liste autonome de premier tour (pourtant 95% des communistes bisontins y étaient favorables) Toutes les organisations ont leur part de responsabilité dans cet échec y compris le Parti de Gauche".

Benoît Maillard-Salin : "Thibaut, vous allez à la soupe dès le premier tour, point barre ! Le protocole dont parle Thibaut Bize est effectivement un protocole PCF qui proposait une autonomie de premier tour et un rabat automatique au second tour sur le Parti socialiste, quelque soit le score ! Vous n'entendiez à aucun moment établir de rapport de force, c'est ce qu'on appelle une mascarade démocratique. Les communistes, quand on regarde le vote, préfèrent à près de 90% faire fusion avec le PS dès le premier tour. Le Front de Gauche dont vous parlez n'existe plus. Il faut le recomposer sans vous !

Le Parti de gauche n'a jamais dit qu'il ne se rabattrait jamais sur le PS au second tour, il a dit qu'il n'entendait rien négocier en amont du premier tour. Tout dépend du rapport de force. Nous portons un projet alternatif à celui du PS, il me semble donc absolument normal de vouloir arriver en tête de la gauche !

Vous êtes, au même titre que le PS, des adversaires politiques qu'il nous faut maintenant battre dans les urnes. Le Front de Gauche présentera bien une liste autonome aux politiques austéritaires à Besançon !"

(extrait)

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