LBE : ESBF - Metz : 22-41
En leader invaincu cette saison, Metz n’a pas failli à sa réputation. Rapidement, les Dragonnes ont pris les commandes du match. L’ESBF a tenu la distance environ dix minutes (5-7) avant de finalement commencer à décrocher. La faute notamment à des expulsions (Bellec et Robert) qui ont facilité les choses à Metz, mais aussi et surtout à une accumulation de plusieurs erreurs, comme des passes incomplètes ou des occasions ratées en attaque.
C’était pourtant l’un des points de vigilance soulevés mardi en conférence de presse par Jérôme Delarue. Le coach bisontin avait alerté sur le fait que la moindre petite faute allait se payer cash, et les Messines l’ont démontré une nouvelle fois hier soir. Plus rapides, plus précises, les Dragonnes ont montré toute l’étendue de leur talent au public bisontin qui a pourtant acclamé, en première période, chaque réussite bisontine comme une victoire.
L’écart à la mi-temps de 9 buts (11-20) laissait à peine présager le fossé qu’il allait ensuite se créer entre les deux équipes. D’ailleurs, les Engagées ont une fois de plus bien porté leur nom en revenant des vestiaires avec de bonnes intentions, parvenant même à grignoter leur retard (16-23). Mais Metz n’a pas faibli et a mis un nouveau coup d’accélérateur avant de déployer la palette de ses qualités tout en faisant tourner son effectif.
À bout de souffle
L’efficacité de Sabrina Zazai-Ozil sur jet de 7m n’a pas suffi à remettre d’équerre l’ESBF qui était déjà à bout de souffle face à une attaque adverse capable de se trouver les yeux fermés. En face, les Bisontines peinaient à franchir la muraille défensive messine et subissaient, en réponse, de nombreuses contre-attaques implacables.
Dans les dix dernières minutes du match, le temps a semblé long. L’écart bien creusé de 17 buts (20-37) ne laissait plus aucun doute. Inarrêtable, Metz a continué de dérouler son jeu sans jamais faillir. À défaut de vibrer pour leur propre équipe, les spectateurs du palais ont au moins eu le plaisir d’admirer la stature d’un champion d’Europe en action.
Le score final a beau être logique (22-41), il reste néanmoins sévère pour les Bisontines qui ont accusé une lourde défaite, heureusement encore sans grande conséquence sur le plan comptable. Car l’ESBF pointe toujours à la deuxième place du classement mais en étant cette fois à égalité de points avec Brest, Chambray et Saint-Amand. Le travail va donc devoir reprendre pour les Bisontines qui iront défier Strasbourg lors de la prochaine journée.


