Macron : pas de nouveau gouvernement avant la fin des JO, appel aux partis à "faire des compromis"

Publié le 24/07/2024 - 09:55
Mis à jour le 24/07/2024 - 10:34

Emmanuel Macron a affirmé mardi 23 juillet 2024 qu'il ne nommerait pas de nouveau gouvernement avant la fin des Jeux olympiques, "mi-août", au nom de la "trêve" qu'il a invoquée, faisant valoir que l'inverse "créerait un désordre" pendant l'événement sportif planétaire organisé à Paris.

Emmanuel Macron sur France 2 le 23 juillet 2024. © France Télévisions
Emmanuel Macron sur France 2 le 23 juillet 2024. © France Télévisions

"De manière évidente, jusqu'à la mi-août, on doit être concentré sur les Jeux. Et puis à partir de là, en fonction de l'avancée de ces discussions, ce sera ma responsabilité de nommer un Premier ministre ou une Première ministre et lui confier la tâche de constituer un gouvernement et d'avoir le rassemblement le plus large qui lui permette d'agir et d'avoir la stabilité", a dit le chef de l'Etat sur France 2, France Inter et franceinfo.

"J'attends aujourd'hui des forces politiques qu'elles soient à la hauteur de ce qu'elles ont fait dans l'entre-deux-tours" des élections législatives en s'unissant contre le Rassemblement national et qu'elles fassent "des compromis", a poursuivi le président de la République.

"Il est faux de dire que le Nouveau Front populaire aurait une majorité, quelle qu'elle soit", a-t-il par ailleurs fait observer, en rejetant de facto la proposition de la gauche de nommer à Matignon sa candidate, Lucie Castets, une haute fonctionnaire jusqu'alors inconnue et dont le nom a surgi moins d'une heure avant l'entretien présidentiel. "La question n'est pas un nom. La question, c'est quelle majorité peut se dégager à l'Assemblée pour qu'un gouvernement de la France puisse passer des réformes, passer un budget et faire avancer le pays", a-t-il ajouté.

Et, si "personne ne peut appliquer son programme", "ni le nouveau Front populaire, ni la majorité sortante, ni la droite républicaine", "la responsabilité de ces partis" est "de sortir en quelque sorte de leur évidence", a estimé Emmanuel Macron.

"Toutes les démocraties européennes (le) font", a-t-il ajouté, en notant que si ça "n'est pas dans notre tradition, (c'est), je le crois, ce que nos compatriotes attendent parce que c'est être à la hauteur du moment et des responsabilités que les Françaises et Français ont données à ces partis", a-t-il encore martelé.

(AFP)

Politique

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