Nacer Meddah : « Une aventure d’une autre nature » avec François Hollande

Publié le 11/02/2012 - 08:20
Mis à jour le 11/02/2012 - 10:34

L’ancien préfet de Franche-Comté est aujourd’hui au service du candidat socialiste à l’Elysée comme secrétaire général de sa campagne. Son séjour à Besançon avait été particulièrement bref, alors qu’il avait très rapidement pris ses marques dans la région. 

rebond

Le départ précipité de Nacer Meddah de la préfecture de Franche-Comté après seulement sept mois d’activité, d’avril à décembre 2010, n’a jamais vraiment été compris. Pas plus d’ailleurs que son éviction de la préfecture de Seine-Saint-Denis où il n’a été en fonction comme préfet seulement un an et quatre mois.

En quittant Besançon il avait simplement avoué que ce n’était pas à lui d’expliquer son éviction. « Il faut rester digne. En ce qui me concerne, je n’ai aucune lecture politique de mon départ ». En tout cas, jamais un pot de départ de préfet n’avait été aussi émouvant, donnant l’occasion aux politiques de tous bords de venir saluer un préfet « hors normes ». Le conseil régional avait suspendu sa séance budgétaire pour permettre aux conseillers de le saluer.

« Je n’ai pas de plainte particulière »

Aujourd’hui au service de François Hollande, il ne cache plus ses « convictions républicaines de gauche », mais se refuse à faire le lien avec ses séjours préfectoraux avortés.

« Je n’ai jamais fait de commentaires sur mon départ de Franche-Comté. Je n’ai pas de plainte particulière. Je suis revenu à la Cour de comptes et, juste avant que Pierre Moscovici ne m’appelle pour me faire rencontrer François Hollande, je venais d’être nommé président de la Cour régionale des comptes des Pays de Loire à Nantes. J’avais déjà mon billet de train en poche ! », raconte Nacer Meddah entre deux voyages de préparation des futurs meetings socialistes.

« Cette rencontre avec le candidat était une opportunité inattendue. Je n’avais jamais croisé François Hollande. Plutôt que de choisir un déroulement de carrière confortable, j’ai choisi cette aventure d’une autre nature », poursuit-il.

« Je ne suis pas au PS »

Nacer Meddah revient tout de même en arrière pour bien préciser la manière dont il a exercé la fonction préfectorale. « J’ai toujours élevé une muraille entre mon engagement de serviteur de l’Etat et mes convictions républicaines de gauche. Je ne suis pas au PS et on m’a présenté comme tel à l’équipe de campagne. Quand j’ai quitté la Franche-Comté, j’ai eu des marques de sympathies en provenance de tous les bords politiques ».

 « Ma marque de fabrique c’est d’être au service des autres. Je suis pupille de la Nation, je suis né en France. L’Etat c’est mon choix. Je l’ai servi de manière non partisane. On ne peut être que préfet de la République. Je ne sais pas ce qu’est un préfet de gauche ou un préfet de droite », insiste l’ancien protégé de Philippe Séguin en précisant qu’il conserve « un excellent souvenir de la Franche-Comté » où il s'est fait de nombreux amis.

Sur les traces de Claude Guéant ?

Après Claude Guéant, sera-t-il le deuxième ancien préfet de Franche-Comté à occuper le poste de secrétaire général de l’Elysée ou à devenir ministre ? « Mon quotidien est ainsi fait que je ne me pose pas cette question. Les journées s’enchaînent. On verra, ce n’est vraiment pas mon quotidien. Là, je reviens de Dijon où on a fait des repérages pour un prochain meeting, demain ce sera Lyon », conclut Nacer Meddah.

En tout cas, si François Hollande gagne la course à l’Elysée, il n’aura certainement pas à regretter de s’être lancé dans « cette aventure d’une autre nature ». 

Politique

Attaques de Trappes : les élus de l’opposition municipale de Besançon demandent au maire d’organiser un rassemblement lundi à 18h00

Un homme a tué une personne et fait cinq blessés dans les Yvelines vendredi 23 octobre 2026 lors d'une attaque "terroriste raciste" selon Emmanuel Macron. Les élus de l’opposition demandent à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, d’organiser un rassemblement à 18h00 place Granvelle lundi 26 octobre 2026.

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 8.62C°
légère pluie
le 24/10 à 23h00
Vent
7 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
89 %

Sondage