Présidentielle: Retailleau (LR) pose de nouveaux jalons

Publié le 06/11/2020 - 14:45
Mis à jour le 06/11/2020 - 12:26

Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, potentiel candidat de droite pour 2022, a posé de nouveaux jalons vers la présidentielle dans une lettre à ses sympathisants où il promet de « remettre la France en ordre ».

Bruno Retailleau © Jean Baptiste DOAT CC3
Bruno Retailleau © Jean Baptiste DOAT CC3

"Jamais je n'ai confondu mes désirs personnels avec le destin collectif. Jamais je ne me suis rêvé en président de la République. Voilà ma force", affirme M. Retailleau dans cette lettre publiée vendredi sur le site de son mouvement Force républicaine.

"Si je veux défendre mes idées dans un moment où la France est frappée par de multiples crises, ce n'est ni pour déplorer ni pour témoigner", ajoute-t-il.

M. Retailleau, qui caresse l'idée d'une candidature même s'il ne s'est pas encore clairement déclaré, s'en prend durement au chef de l'Etat en s'inquiétant des "réveils dangereux auxquels nous ont condamnés les rêveries jupitériennes" et de "ce défilé ininterrompu des colères françaises depuis l'élection d'Emmanuel Macron".

"Le désordre est partout", que ce soit "dans nos rues ensauvagées, nos quartiers islamisés" ou "dans l'Etat", ajoute-t-il. Mais ce proche de François Fillon critique aussi la droite, qui "n'a pas toujours été à la hauteur" et "a trop souvent désespéré les lecteurs". "J'ai vu ma famille politique renoncer comme je la vois parfois hésiter à assumer ses convictions, au risque de jeter dans les bras des démagogues un électorat désabusé", affirme-t-il.

"Si, pour ma part, je n'ai jamais quitté mon parti, j'en connais aussi ses limites comme j'en subis aujourd'hui ses faiblesses", souligne M. Retailleau, alors que sont aussi évoqués pour représenter la droite en 2022 les ex-LR Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, en qui beaucoup chez LR placent leurs espoirs depuis le retrait de François Baroin.

Retailleau avait vivement agacé en interne lorsqu'il avait critiqué en octobre la "droite d'en haut" qu'incarnerait selon lui une direction décidant seule dans son coin du candidat pour 2022. "On n'est jamais fort quand on étouffe le débat", avertit-il.

Reconnaissant parfois s'être "senti plus proche d'un Jean-Pierre Chevènement sur la souveraineté ou d'une Zineb El Razoui sur la laïcité", il dit vouloir "rassembler les bonnes volontés, pourvu qu'elles soient patriotes et républicaines". "Nous pouvons remettre la France en ordre", estime M. Retailleau, qui plaide pour soumettre au référendum "les grandes réformes sur l'Etat, l'immigration ou les retraites".

(AFP)

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