24.000 postes supplémentaires supprimés dans l'armée : le Doubs peut-être concerné

Publié le 07/05/2013 - 16:34
Mis à jour le 08/05/2013 - 09:27

Le Livre blanc de la Défense a été remis officiellement à François Hollande. Il prévoit la suppression de 24 000 postes supplémentaires dans les armées d’ici 2019. Si aucune annonce affectant les différents régiments présents en Franche-Comté et dans le Doubs, n’a pour le moment été faite, l’inquiétude se fait toutefois grandissante.

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Restrictions

Le général Marc Foucaud à la tête de l'Etat-major de force n° 1 (EMF1) de Besançon, reconnait que "rien n’est gagné" et que ces baisses d’effectifs "ne [le] font pas sourire."

"Si l’on associe ces 24 000 postes aux 55 000 déjà programmés dans la réforme menée depuis 2008, cela fait 80 000 postes supprimés, soit 25% des effectifs en 10 ans. Très franchement, tous les militaires ont conscience qu’il s’agit d’une épreuve." D’autant que l’armée de terre et l’armée de l’air seraient les plus touchées, devant la marine.

9.000 militaires en Franche-Comté

En Franche-Comté, on dénombre 9.000 militaires, toutes armées confondues, dont un millier pour l’armée de l’air. Sur le secteur du Grand Besançon et Valdahon, ils sont 5000 militaires rattachés à l’armée de terre.

Or, on sait que l’armée de terre devrait perdre l’équivalent d’une brigade interarmes. "On ne sait pas où en revanche, cela peut-être ici comme ailleurs", précise le général. Les incertitudes demeurent ainsi et l'économie parallèle générée par la présence de l’armée est également un sujet d'inquiètudes.

"Il y aura un impact, cela ne sera pas neutre derrière pour toutes les entreprises qui travaillent au service de l’équipement de la Défense", poursuit le général indiquant au passage que 24 000 postes en moins correspondent à "28 Florange" : "ce n’est pas rien." Car à la baisse des effectifs, s’ajoutera aussi une baisse du budget qui aura un impact sur les équipements. "On devrait enregistrer moins 40% sur les investissements", indique le général Foucaud.

Pour l’heure, il s’agit surtout de conduire cette réforme "tout en préservant la cohérence de l’activité militaire." La clef se trouvera dans le budget alloué. "Sur la prochaine loi de programmation militaire, il devrait être de 180 milliards d’euros."

Le Doubs relativement épargné jusqu'ici

Et si on ignore encore où seront opérées les réductions d’effectifs –l’administration générale proposera des orientations en fonction des données fournies par les Etats-majors sur les garnisons et des menaces-, le Doubs a jusqu’ici été relativement épargné. "Nous avons gagné 500 postes lors de la dernière réforme de 2008-2014."

La prochaine étape est la discussion en septembre au Parlement de la loi de programmation militaire. Il n’y aurait toutefois pas de licenciements à proprement parlé mais "des mesures d’incitation au départ et des non-remplacements", ainsi que moins de recrutements. Les personnels des régiments dissouts pourraient aussi être réaffectés dans d’autres régiments. Reste que "des personnes se retrouveront probablement sur le marché de l’emploi civil", conclut le général Foucaud.

Politique

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