"37, ils étaient 37"

Publié le 01/02/2016 - 11:48
Mis à jour le 16/04/2019 - 09:48

Près d’une quarantaine de réfugiés est décédée ce dimanche 31 janvier 2016, un sujet d’actualité devenu un marronnier et « qui n’indigne plus personne » selon Jacques Vuillemin, ancien adjoint au maire à Besançon et écrivain, dans sa contribution sur maCommune.info intitulée « 37, ils étaient 37 ».

 ©
©

"Aujourd'hui, on s'habitue à tout même à l'indiscible. La barbarie, la mort de réfugiés sont devenus des sujets d'information si fréquents que l'on ne s'indigne plus. Certes, on s'émeut un peu et puis on passe à autre chose, on écoute les résultats du foot ou la météo des neiges.

Hier, 37 réfugiés sont morts noyés au large de la Turquie. Information devenue banale. 37 réfugiés noyés qui s'ajoutent aux 200 depuis le début de l'année et aux milliers des années précédentes.

"Réfugiés", un mot bien commode pour cacher la réalité de tragédies humaines , pour masquer avec le voile d' un mot des drames vécus par des hommes, des femmes, des enfants qui fuient la guerre. 

Ces réfugiés sint des êtres humains comme nous, comme nous ils ont un nom et un prénom , comme nous ils ont faim, froid, peur de la guerre. Comme nous, ils veulent sourire à la vie.

Hier, ils étaient 37. Ils n'étaient que 37 diront certains.

37 vies arrachées, 37 sourires éteints pour toujours, 37 destins brisés, 37 volontés de vivre noyées dans l'indifférence génerale.

Combien de vies encore viendront se briser sur le mur de nos égoïsmes nationaux, de nos peurs, de notre indifférence pour que l'Europe enfin cesse de regarder ailleurs."

Jacques Vuillemin

Politique

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Attaques de Trappes : les élus de l’opposition municipale de Besançon demandent au maire d’organiser un rassemblement lundi à 18h00

Mise à jour • Un homme a tué une personne et fait cinq blessés dans les Yvelines vendredi 23 octobre 2026 lors d'une attaque "terroriste raciste" selon Emmanuel Macron. Les élus de l’opposition demandent à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, d’organiser un rassemblement à 18h00 place Granvelle lundi 26 octobre 2026.

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 5.97C°
ciel dégagé
le 27/10 à 07h00
Vent
1.34 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
95 %

Sondage