À l’occasion du bicentenaire de l’invention de la photographie, le musée du Temps met à l’honneur une centaine de photographies issues des collections patrimoniales bisontines. Intitulée L’empreinte du temps. Photographier les êtres et les villes au XIXe siècle, l’exposition explore la manière dont ce nouveau médium a transformé le regard porté sur le monde.
Des portraits aux albums de famille
Au XIXe siècle, les longs temps de pose imposent aux modèles de rester immobiles. Les premières photographies ne capturent donc pas toujours un instant précis : ”Plus qu’un instant, les images enregistrent alors une durée, prélevant un fragment de temps.”
Progressivement, le portrait se démocratise et les tirages se multiplient. Les photographies rejoignent les albums familiaux, où elles conservent les visages des proches et des disparus, constituant une mémoire visuelle des générations.
Besançon au fil des transformations
La photographie devient également un témoin des évolutions urbaines. Les anciennes vues de Besançon montrent notamment les quais du Doubs avant leur réaménagement, des monuments avant leur transformation et les chantiers qui modifient progressivement la ville.
En réunissant ces images, le musée invite à mesurer la valeur patrimoniale de la photographie, capable de conserver la trace de lieux et de personnes parfois disparus. Comme le rappelle le texte de présentation, ”la photographie donne une forme visible au temps qui passe.”
Infos pratiques
- L’empreinte du temps. Photographier les êtres et les villes au XIXe siècle
- Musée du Temps, àBesançon
- Du 7 novembre 2026 au 7 mars 2027



