Besançon : 20 ans de prison pour l'assassinat de son ex-femme, 7 ans après leur divorce

Publié le 25/06/2017 - 08:45
Mis à jour le 25/06/2017 - 09:09

 Un kinésithérapeute de 50 ans a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle et 8 ans de suivi socio-judiciaire, ce vendredi 23 juin 2017 par la cour d’assises du Doubs, pour avoir assassiné la mère de ses trois enfants, 7 ans après leur divorce.

Franck Bouvard, poursuivi pour avoir tué de 28 coups de couteau son ex-femme, 46 ans, est resté apathique pendant les trois jours de procès, avant de fondre en larmes lors de sa dernière prise de parole pour demander pardon à ses enfants.

Les jurés ont suivi la peine requise par l'avocat général, estimant néanmoins que le discernement de cet homme suivi par un psychiatre depuis près de 10 ans et souffrant de deux maladies mentales - un délire paranoïaque et une profonde dépression - était altéré au moment du passage à l'acte.

"profondément dépressif"

À l'époque des faits, en octobre 2014, il "restait au lit, toute la journée, profondément dépressif", a-t-il dit devant la cour. Il a raconté comment il s'est introduit, de nuit, armé d'un couteau, chez la mère de ses enfants, alors qu'il savait qu'elle était sortie.

"Elle est entrée dans la chambre, elle a crié... (...) je voulais lui poser des questions sur cette séparation que je n'ai jamais comprise, jamais acceptée. Ca a déclenché chez moi l'agression, je l'ai poignardée", a-t-il expliqué. "Elle crie, il perd complètement les pédales: alors qu'il était venu la  faire parler, eh bien, là, il ne peut que la faire taire", a défendu son avocate, Me Claude Varet, plaidant l'altération du discernement.

Pour l'avocat général Arnaud Grécourt, c'était au contraire "une action préparée, préméditée. C'est un guet-apens !". L'accusé avait pris soin de subtiliser les clés de la maison à sa fille, et il avait emporté un couteau avec lui.

(Source AFP)
  

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