Besançon, la citadelle qui résiste à la vague bleue dans le Doubs

Publié le 30/03/2014 - 23:14
Mis à jour le 30/03/2014 - 23:24

A Besançon, ville à gauche depuis plus de 60 ans, le maire sortant Jean-Louis Fousseret (PS) a été réélu dimanche avec 47,39% des suffrages, soit quelques points d’avance sur l’UMP, elle-même concurrencée par le maintien du FN au deuxième tour. Le candidat de droite Jacques Grosperrin, qui menait une liste d’union UMP-UDI-Modem, a obtenu 44,41% des votes, contre 8,20% pour celui du FN Philippe Mougin. 

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Jean-Louis Fousseret, dont la liste d'union PS-PCF-EELV était arrivée en tête au premier tour (33,63%), n'avait pas trouvé d'accord ensuite avec le Parti de gauche (7,12% au premier tour) ni le candidat divers gauche Frank Monneur (6,22%). "C'est une belle victoire que nous avons gagnée dans des conditions difficiles", a commenté le maire réélu de Besançon, soulignant la "situation difficile" au niveau national. 

"Besançon est une ville qui reste ancrée à gauche: nous avons près de 1.200 voix d'avance. C'est le résultat de plusieurs années de travail", a-t-il déclaré à maCommune.info M. Fousseret décroche ainsi son troisième mandat. En 2008, il avait été réélu dès le premier tour avec 56,8% des suffrages, contre 25,79% pour l'UMP Jean Rosselot et 9,56% pour le MoDem. 

Le PS perd donc du terrain sur la droite, enfin réunie après des années de division dans cette ville de 120.000 habitants. 

Montbéliard bascule à droite

A Montbéliard, terre ouvrière, berceau du constructeur automobile Peugeot, la candidate UMP Marie-Noëlle Biguinet (50,19%) a remporté l'élection, infligeant une cuisante défaite au maire PS sortant Jacques Hélias (27,71%), dans une quadrangulaire avec le FN (12,01%) et un candidat sans étiquette (10,09%). Lors de la campagne, le FN avait placé ses espoirs dans la désindustrialisation qui affecte Montbéliard, l'usine de PSA Sochaux étant notamment passée de 43.000 salariés en 1970 à 11.000 en 2013. Dans l'agglomération du Pays de Montbéliard, la commune de Valentigney, où le ministre de l'Économie Pierre Moscovici figurait en troisième position, est également tombée dans l'escarcelle de la droite. 

Le Haut-Doubs, terre d'agriculteurs et de travailleurs frontaliers, est plus que jamais ancré à droite avec la réélection dès le premier tour du maire sortant UMP de Pontarlier Patrick Genre (64,49%) et de la députée-maire UMP de Morteau Annie Genevard (67%). 

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

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