Condamnation de Monsanto : Eric Alauzet réagit

Publié le 13/08/2018 - 10:48
Mis à jour le 13/08/2018 - 10:52

Le géant Monsanto a été condamné la semaine dernière à verser près de 300 millions d’euros à un jardinier pour son exposition au glyphosate, produit qu’Emmanuel Macron avait promis d’interdire d’ici trois ans. Pour Eric Alauzet, député LREM du Doubs, cette sentence « va pousser la France à s’en passer« …

[Communiqué du député du 11 août 2018]

"La responsabilité du glyphosate est désormais reconnue par la justice américaine dans l’affaire qui oppose Monsanto au jardinier Dewayne Johnson victime d’un cancer.

Cette sentence extrêmement lourde (289 millions de dollars) envoie un coup de semonce sur la production et la commercialisation de ce produit déjà reconnu comme cancérogène probable.

Cette alerte rouge écarlate va pousser un peu plus la ferme France à se passer de ce produit d’ici trois ans, conformément à l’engagement du Président de la République et du Gouvernement alors que l’Union européenne a limité la mise sur le marché de ce produit à une durée de cinq ans.

"A la Ville de Besançon, l’utilisation du glyphosate est déjà bannie dans les espaces verts depuis la fin des années 90"

L’enjeu est très clair, accompagner les paysans - premières victimes sanitaires de ces produits dont ils sont devenus dépendants pour améliorer leur rendement agricole – à utiliser d’autres méthodes de culture à l’avenir.

Il n’y a pas de solutions uniques mais les paysans sont déjà nombreux à faire autrement et les expériences se multiplient. Par exemple, en assurant une couverture permanente du sol pour éviter la croissance des mauvaises herbes qui sont la cible du glyphosate. A la Ville de Besançon, l’utilisation du glyphosate est déjà bannie dans les espaces verts depuis la fin des années 90 et le début des années 2000 et nos jardiniers font pourtant merveille.

"Accepter que le changement prenne un peu de temps"

L’urgence est d’autant plus cruciale que l’on a tardé à réagir, à chercher et à mettre en place les alternatives alors que le problème est soulevé de longue date. C’est précisément parce que cela ne peut pas se réaliser du jour au lendemain qu’il fallait s’y prendre plus tôt pour préparer la suite, ce qui n’a pas été fait.

Aujourd’hui, on souhaiterait l’interdire sur le champ et on somme les responsables politiques et notamment les écologistes de s’exécuter en urgence alors qu’ils ont bénéficié de trop peu d’intérêt et de soutien depuis qu’ils alertent sur les risques.

Il faut accepter que le changement puisse prendre un peu de temps en fonction de la situation, de chaque type de production et de chaque exploitation agricole. Ce qui importe maintenant, c’est un engagement, une volonté et des solutions concrètes et efficaces. Nous ne réussirons que si nous faisons ensemble : élus, citoyens et consommateurs, associations et paysans."

Politique

Besançon : deux heures de stationnement gratuites à l’heure du déjeuner dès septembre 2026

VIDÉO • Parmi les sujets qui seront abordés jeudi 25 juin 2026 en conseil communautaire, les élus de Grand Besançon Métropole (GBM) seront appelés à se prononcer sur la gratuité du stationnement entre midi et deux dans les parkings dont la compétence dépend de GBM, c’est-à-dire les parkings dits en enclos et en ouvrage.

Les touristes pourraient bientôt payer plus cher leur séjour dans le Grand Besançon

Parmi les points abordés lors du prochain conseil communautaire qui se tiendra jeudi 25 juin 2026 à Besançon, les élus auront à voter la hausse de la taxe de séjour. On fait le point avec le vice-président en charge de l’attractivité à Grand Besançon Métropole, Patrick Ayache.

Département du Doubs : l’opposition dénonce des “renoncements silencieux” sur le budget et le climat

Dans un communiqué, suite à l'assemblée départementale de ce lundi 22 juin, le groupe d’opposition Doubs Solidaire critique fortement la gestion budgétaire et les choix politiques de la majorité départementale, évoquant notamment des écarts entre les annonces et les réalisations, ainsi qu’un recul des investissements et des politiques climatiques.

Noyades à Besançon : l’opposition demande une réunion en urgence et des lieux de baignade sécurisés

Le groupe des Écologistes, Génération.s et société civile et de la France Insoumise demandent à la municipalité la mise en place de lieux de baignade sécurisés suite au drame survenu ce samedi 20 juin 2026 non loin du barrage Micaud. Une demande partagée par le groupe DSES au Conseil départemental du Doubs.

Précarité alimentaire et grande distribution : la députée Dominique Voynet interpelle les enseignes bisontines

Dans un courrier du 11 juin 2026 adressé aux responsables des principales enseignes de la grande distribution de la ville, la députée écologiste du Doubs Dominique Voynet alerte sur la précarité alimentaire et appelle à une évolution des pratiques autour des collectes solidaires en magasin.

Refus d’obtempérer : le ministre de l’Intérieur reprend une proposition du député du Doubs Laurent Croizier

Le député de la première circonscription du Doubs, Laurent Croizier, affirme que ses propositions visant à renforcer les sanctions contre les refus d’obtempérer ont été reprises dans un projet de loi du gouvernement. Dans un communiqué daté du 18 juin 2026, il salue une évolution législative qu’il attribue à ses démarches auprès du ministère de l’Intérieur.

Saluts nazis à la Citadelle : les gestes délictuels se multiplient au musée de la Résistance

Le conseil municipal de Besançon a été informé juedi 18 juin 2026 d'une augmentation des gestes et comportements délictuels constatés à la Citadelle, en particulier au Musée de la Résistance et de la Déportation. Lors d'une intervention en séance, Christine Werthe, adjointe au maire en charge de la Citadelle, a détaillé les mesures prises par la Ville face à ces incidents en forte augmentation.

Temps de parole, blâmes, arrêt possible de la séance : quelles nouvelles règles à venir au conseil municipal de Besançon ?

Lors de la conférence de presse mensuelle organisée avant le conseil municipal du 18 juin 2026, Ludovic Fagaut, maire de Besançon, a annoncé avoir "toiletté" le règlement intérieur afin d’installer un nouvel article permettant des sanctions lors de troubles à l’assemblée.

Déplacement de palmier sur le Pont Battant : les écologistes défendent “une action symbolique”

Pour une même action, deux camps et donc deux visions s’affrontent une nouvelle fois à Besançon. Samedi 13 juin 2026, quelques personnes ont tenté de déplacer l’un des palmiers récemment installé sur le Pont Battant avant d’être interpellées par la police, alertée par des passants. Si la Ville de Besançon a rapidement qualifié les faits de vol et annoncé son intention de porter plainte. Les Écologistes, par la voix de leur président Anthony Poulin, ont pour leur part défendu une "action symbolique".

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 26.55
ciel dégagé
le 24/06 à 23h00
Vent
1.75 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
60 %

Sondage