Dès leur découverte, le riverain a tenté de prévenir la Ville de Besançon avant 8 heures ce matin, mais les services municipaux n’étaient pas encore ouverts. Les inscriptions ont été découvertes dans le parc Marulaz, dans le quartier de Battant, un lieu de mixité sociale où se côtoient habituellement aussi bien des familles de diverses origines que les résidents de la maison de retraite située à proximité. Du mobilier urbain, mais également une camionnette appartenant à un facteur de piano, ont été visés. Les pneus du véhicule ont également été crevés. Il semblerait que des inscriptions de ce type aient également été découvertes dans le quartier depuis le début de la semaine.
Contactée ce matin vers 8 h 15, la Ville de Besançon nous a confirmé la présence de deux croix gammées dans le parc Marulaz. Les services de Proxim'Cité avaient déjà été prévenus afin de faire nettoyer les inscriptions au plus vite.
Des actes "inqualifiables" et inquiétants
Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, nous a immédiatement fait part de sa décision de déposer plainte, estimant que ce type d’inscription "n’a pas sa place dans l’espace public". Comme pour "tout ce qui est propos, actes, signes racistes, fascistes, antisémites, homophobes, tout ce qui touche à des éléments discriminatoires", le maire affirme : "On ne laisse pas passer" et assure déposer systématiquement plainte.
Ludovic Fagaut réagit également à ces inscriptions et déplore leur présence dans l’espace public et notamment la persistance de telles idées. Il déclare : "Malheureusement on a encore des personnes aujourd'hui qui pensent ce type de chose-là, qui le portent, et c’est ça qui est inquiétant, mais autant d’un côté de l’extrême droite que de l’extrême gauche, avec l’antisémitisme aussi qui est fortement prégnant dans la bouche de certains. C’est plus qu’inqualificable, c’est également inquiétant sur ce que la société peut délivrer comme message de la part de certaines personnes, mais on continuera à les combattre et à les dénoncer car, encore une fois, ça n’a pas sa place dans le paysage local".
Un suspect interpellé dans la nuit
Le maire nous avait confié son intention de faire appel au centre de supervision urbain afin de déterminer si les images de vidéosurveillance pouvaient permettre d’identifier le ou les auteurs de ces inscriptions, avant de finalement nous confirmer qu'un individu susceptible d'être l'auteur des faits avait été interpellé dans la nuit. L'homme aurait été présenté au commissariat de police aux environs de minuit et demi. Une nouvelle "preuve de l'efficacité des caméras de surveillance, qui ont une fois de plus joué leur rôle", pour Ludovic Fagaut.


