Cette exposition bisontine est aussi une première dans le parcours de GLADYS. Pour la première fois, la photographe a choisi de laisser carte blanche à quelqu’un d’autre pour concevoir une exposition autour de son œuvre. Cette mission, elle l’a confiée à Yves Gravelin, président de l’association Grain d’Pixel, organisatrice du festival. Un choix audacieux et une marque de confiance qui donnent à cette présentation une dimension toute particulière. GLADYS nous confie d’ailleurs être très heureuse du résultat et particulièrement satisfaite de la manière dont Yves Gravelin a choisi de faire dialoguer ses photographies.
Née en Algérie en 1950, GLADYS construit depuis la fin des années 1970 une œuvre singulière, récompensée notamment par le prix Niépce en 1989. Son parcours l’a menée du portrait à l’exploration du corps, du visage, de la mémoire et de l’intime. Au fil de ses séries, elle détourne les codes habituels de la représentation pour nous obliger à regarder autrement.
Dans le calme de la Galerie de la Poste, nous avons rencontré l’artiste. Avec elle, nous avons parlé de photographie, bien sûr, mais aussi de regard, de temps, de souvenirs, de rencontres et de cette part de mystère qui subsiste toujours derrière une image. Nous avons également évoqué l'image à l'époque de l'intelligence artificielle, mais aussi la place des artistes de sa génération sur le devant de la scène actuelle...
À propos de GLADYS
GLADYS, une photographe française, née le 21 mai 1950 à Oran, en Algérie. Elle a étudié à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris et commence son travail de photographe à la fin des années 1970. Elle est surtout connue pour une photographie très personnelle, qui s’intéresse beaucoup à la mémoire, au corps, au visage et à l’identité.
En 1987, l'artiste obtient une bourse Villa Médicis hors les murs, qui lui permet de partir travailler au Japon. Ce voyage va avoir une grande importance dans sa carrière. Elle y réalise notamment une série appelée Mamonakou, qui s’intéresse au rapport entre le corps et l’écriture.
En 1989, elle reçoit le prix Niépce, l’une des récompenses les plus importantes dans le domaine de la photographie en France. Elle partage ce prix avec le photographe Patrick Zachmann.
GLADYS travaille aussi pour différents journaux et magazines, comme Le Monde, Libération ou Télérama. Mais elle développe surtout une œuvre personnelle. Dans certaines de ses séries, elle photographie les visages de façon originale, par exemple en les retournant ou en les isolant sur un fond sombre. Elle cherche ainsi à faire réfléchir le spectateur sur ce qu’est réellement un visage et sur la manière dont nous reconnaissons une personne.
Au cours de sa carrière, elle reçoit plusieurs autres récompenses. En 2023, elle est également nommée chevalière de l’ordre des Arts et des Lettres.

Infos pratiques
- "Photographies" de GLADYS
- Du 12 au 25 octobre 2026
- Galerie de l'Ancienne poste - 98, Grande rue à Besançon
- Ouverte tous les jours du 12 au 25 octobre (sauf le lundi) de 14h à 18h


