Nationale 1 (Phase 1) : ABBR Berck - BesAC 89-61 (23-22, 15-15, 27-13, 24-11)
Sans David Hook blessé à la hanche, avec un Augustinas Venckus taxé de 4 fautes dès l'entrée du 3e quart-temps, sans compter la volonté de Laurent Kleefstra de ménager Claudien Eliezer-Vanerot (cheville) dans la perspective du match de vendredi à Salon-de-Provence, voilà qui faisait beaucoup dans un match sans enjeu. Car gagner ou perdre mardi soir à Berck n'allait rien changer à la face des choses pour le BesAC, plutôt préoccupé de remporter des matches face à des équipes appelées comme lui à disputer en Phase 2, la poule basse, celle où il faudra bagarrer pour obtenir le maintien en N1.
Alors, oui, la belle série de trois victoires d'affilée a été stoppée net sur les bords de la Manche et le BesAC a pris lourd à Berck qui lui avait déjà, début novembre dernier, infligé sa plus lourde défaite des matches aller. Moins 23 à l'aller, moins 28 au retour.
Pourtant le BesAC avait fait bonne figure en première mi-temps, faisant jeu égal (38-37) avec son adversaire du Nord. Les Bisontins avaient même montré un jeu collectif bien léché et affiché des statistiques équivalentes aux Berckois, ce qui ne laissait donc aucunement présager d'une suite aussi tempétueuse.
Le BesAC pris dans la tempête
Car après la mi-temps, le BesAC a été pris dans de violentes turbulences, soumis à un orage de tous les instants. En clair, il a pris la foudre. Berck, en s'appuyant sur une adresse exceptionnelle, s'offrait ainsi un 21-4 rédhibitoire, faisant passer le score de 38-37 à 59-41 ! C'est Mondésir, le propre neveu de Laurent Kleefstra, qui avait lancé l'opération en tout début de 3e quart-temps. Le BesAC a bien essayé d'enrayer cet ouragan, mais en vain. Berck est resté constant dans son adresse derrière l'arc et Besançon n'a pu que constater les dégâts, subissant au final un lourd revers (89-61).
Les chiffres sont éloquents. Berck a inscrit plus de paniers à 3 points qu'à 2 points : 17/28 à 60 % de paniers primés et 11/27 à 37 % à 2 points. Pas loin du cauchemar pour le BesAC. Laurent Kleefstra ne voulait absolument pas rentrer dans le catastrophisme pour autant : "Dans ce match pour nous sans enjeu, on était venu pour faire une production la plus positive possible et on avait bien commencé. Les 20 premières minutes ont été à la hauteur. Mais ensuite, on n'a pas pu les contenir et les limiter. Je tiens cependant à faire remarquer qu'avec l'absence de David Hook, les quatre fautes d'Augustinas Venckus dès le début du 3e quart et la nécessité de ménager Claudien Eliezer-Vanerot, l'effectif était en flux tendu". Et d'avoir cette conclusion : "On repart de Berck sans blessé supplémentaire et ça c'est positif dans la perspective du match de vendredi à Salon-de-Provence".
Hook OK pour vendredi à Salon ?
Car le coach bisontin, tout comme sa troupe, ont déjà la tête à ce match de vendredi, celui qui, lui, revêtira une importance essentielle, presque capitale pour espérer pouvoir entrer en poule basse de Phase 2 avec une victoire de plus.
Une tâche qui ne sera pas aisée puisque Salon-de-Provence reste sur deux victoires probantes : justement contre Berck vendredi dernier (81-76) et très nettement mardi soir à LyonSO (62-81). Dans ce cadre, le BesAC espère bien pouvoir récupérer David Hook qui s'est blessé à la hanche contre Fos/mer. "C'est un joueur majeur dont je ne peux me passer, car il est précieux des deux côtés du terrain", souligne Laurent Kleefstra qui croise les doigts en espérant que la cellule médicale pourra remettre sur pied l'ailier suédois pour ce déplacement dans le Sud.
Les marqueurs
Berck : Thoms 19, Mondésir 14, Spinali 10, Okemba 10, Kelly 10, Boulaire 7, Bordes 7, Durand 5, Henocq 5, Clerence 2, Paumier.
BesAC : Nkombou 15, Eliezer-Vanerot 10, Pouye 10, Cagnet 9, Venckus 8, Jubenot 4, Cluysen 3, Bronner 2, Correa.


