Germaine Tillion au Panthéon : ses archives au musée de la Résistance et de la Déportation

Publié le 10/04/2015 - 14:37
Mis à jour le 10/04/2015 - 14:37

Le 27 mai 2015, Germaine Tillion fera son entre?e au Panthe?on, aux co?te?s de Genevie?ve Anthonioz-de Gaulle, de Pierre Brossolette et de Jean Zay. L’occasion pour le Musée de la Re?sistance et de la De?portation de Besanc?on de mettre en lumie?re les archives que Germaine Tillion a patiemment constitue?es sur la de?portation des femmes franc?aises a? Ravensbru?ck. 

 ©
©

Ce fonds, d’un inte?re?t national, a rejoint le patrimoine de la Ville de Besanc?on par l’entremise d’Anise Postel-Vinay originaire du Be?lieu (25), camarade de de?portation et grande amie de Germaine Tillion. Consciente de l’importance et de la qualite? des collections collecte?es par le musée, elle décide de privilégier Besanc?on face aux grandes institutions nationales. Les archives sont déposées en deux versements successifs, en 1995 puis en 2009.

Qui était Germaine Tillion ?

Ethnologue de formation, Germaine Tillion part dans les anne?es 1930 e?tudier les Chaoui?as, une population berbe?re des Aure?s, dans l’est de l’Alge?rie. De retour en mai 1940, elle entre imme?diatement en re?sistance, re?vulse?e par la capitulation et les doctrines nazies. Elle participe activement a? la cre?ation et au de?veloppement du re?seau du muse?e de l’Homme avant d’e?tre arre?te?e, puis de?porte?e au camp de concentration de Ravensbru?ck. La?, elle cherche sans rela?che a? soutenir ses camarades, multipliant les attentions pour apaiser leurs souffrances.  Apre?s guerre, elle travaille pour la me?moire de cette pe?riode en compilant les informations et en recueillant les te?moignages. 

De?s le de?but de la guerre d’Alge?rie, en 1954, elle s’engage contre la torture qu’elle ne cessera de de?noncer, et met en place les centres sociaux de?die?s a? l’acce?s a? l’e?ducation pour lutter contre ce qu’elle appelle la "clochardisation des masses". En cette anne?e du 70e anniversaire de la libe?ration des camps et en e?cho aux ce?le?brations nationales, la Ville de Besanc?on souhaite honorer cette grande personnalite? du sie?cle.

Culture

Du découpage de citrouilles au Bal des Fous : la Citadelle de Besançon célèbre Halloween

Les 31 octobre et 1er novembre 2026, à l'occasion d'Halloween, la Citadelle de Besançon propose un week-end d'animations consacrées aux frissons, accessible en famille ou entre amis. Les visiteurs pourront participer à des escape games, jeux et spectacles, accessibles tous les publics. Le samedi soir, le monument ouvrira ses portes à la tombée de la nuit pour un spectacle de feu et une soirée à l'ambiance particulièrement effrayante.

Pint of Science à Besançon en 2027 : parler sciences (facilement) avec des chercheurs dans des bars…

Du 10 au 12 mai 2027, le festival Pint of Science se tiendra à Besançon, comme dans 59 autres villes françaises. Pour cette 14e édition, l’événement invite le public à rencontrer des chercheurs dans les bars, afin de découvrir leurs travaux et d’échanger autour des sciences dans un cadre convivial.

Le Doubs à la Belle Époque, un voyage au cœur de la mémoire comtoise

À travers 300 cartes postales anciennes, l’ouvrage Le Doubs d’antan, sorti le 24 septembre 2026 et signé Jean-Claude Barbeaux, retrace le quotidien des Doubiens au début du XXe siècle. Publié aux Éditions Hervé Chopin dans la collection "Images d’antan", ce livre met en lumière les activités économiques, les transformations des transports et les premiers développements du tourisme dans le département.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 4.84C°
couvert
le 23/10 à 02h00
Vent
3.09 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
89 %

Sondage