Incendie de Crans-Montana : la Fenvac dénonce la "désorganisation" de l'aide aux victimes

Publié le 30/01/2026 - 15:28
Mis à jour le 30/01/2026 - 14:18

Un mois après l'incendie meurtrier d'un bar à Crans-Montana (Suisse), la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (Fenvac) a dénoncé vendredi 30 janvier 2026 un "déficit de coordination" et formulé six propositions pour aider les familles, redoutant une "victimisation secondaire".

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Ce drame, survenu la nuit du Nouvel An dans le bar Le Constellation, a fait 40 morts et 116 blessés, dont de nombreux jeunes Français. Dans un communiqué, la Fenvac alerte sur la "difficulté persistante" pour les proches à identifier leurs interlocuteurs dans ce dossier transfrontalier complexe. Cette "désorganisation de l'après-urgence" constitue une épreuve supplémentaire pour des familles déjà endeuillées ou au chevet de grands brûlés, estime la fédération.

"A chaque drame collectif, les mêmes difficultés réapparaissent systématiquement", a déploré la présidente de l'association Sandrine Tricot, citée dans le communiqué.

Six propositions formulées par la Fenvac

Pour éviter que l'après-drame ne devienne un "labyrinthe", la Fenvac a présenté six propositions concrètes aux autorités. Elle réclame en priorité l'organisation "le plus rapidement possible" d'une réunion d'information centralisée et la mise en place de "coordonnateurs identifiés". Au-delà de l'urgence psychologique, certaines familles se heurtent à des obstacles financiers.

"Il n'y a pas d'avance de provision à ce jour", a souligné à l'AFP Sophie Cormary, vice-présidente de la Fenvac, qualifiant la situation de "scandaleuse" pour les victimes françaises. La France ayant mis en place des mécanismes de garantie plus protecteurs. De plus, l'assureur AXA Suisse a fait savoir il y a deux semaines que les garanties souscrites par l'établissement "ne permettraient pas de dédommager tout le monde". L'association exige donc une "stratégie indemnitaire coordonnée et équitable" pour éviter des inégalités de traitement selon la nationalité.

Sur le plan judiciaire, la procédure est complexifiée par l'existence d'une enquête principale en Suisse et d'une "enquête miroir" en France dont le contenu est dépendant de la coopération avec la justice suisse. "On ne peut pas se porter partie civile en France. On n'a pas accès au dossier", a regretté Mme Cormary, redoutant une "triple peine" pour des familles qui apprennent parfois les évolutions de l'enquête "par les médias ou les réseaux sociaux" sans réel pouvoir d'initiative.

La Fenvac, qui a indiqué avoir saisi les autorités suisses fédérales et cantonales, doit rencontrer prochainement le parquet français.

L'enquête valaisanne a été élargie cette semaine à deux responsables de la sécurité de la commune de Crans-Montana, soupçonnés de manquements dans les contrôles de sécurité.

(Source AFP)

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