Journaliste marocain en grève de la faim en Suisse : Rabat l'invite à rentrer au Maroc

Publié le 06/07/2015 - 18:19
Mis à jour le 06/07/2015 - 19:20

Le journaliste marocain Ali Lmrabet, qui observe une grève de la faim à Genève pour réclamer le renouvellement de ses papiers d’identité que lui refusent selon lui les autorités marocaines, devrait contester cette décision devant un tribunal au Maroc, a déclaré un diplomate marocain.

"Le Maroc est un Etat de droit" a déclaré à l'AFP Mohamed Aujjar, ambassadeur du Maroc auprès des Nations unies à Genève, insistant sur le fait que le journaliste avait "toutes les possibilités de contester cette décision administrative" lui refusant le certificat de résidence nécessaire pour le renouvellement de ses papiers.

Il a cependant a insisté sur le fait que s'il peut contester la décision, le journaliste "ne peut le faire à Genève". M. Lmrabet, qui a également la nationalité française, a exclu de retourner au Maroc pour lancer une procédure judiciaire, arguant que selon lui "personnene croit en la justice marocaine".  Il a entamé  le 24 juin, face au siège des Nations unies, une grève de la faim à Genève. Son passeport marocain a expiré à la même date.

Ali Lmrabet affirme que le refus de renouvellement de ses papiers d'identité vise à l'empêcher de lancer deux nouvelles publications satiriques. Interdit d'exercer entre avril 2005 et avril 2015 au Maroc, le journaliste avait annoncé fin avril son intention de lancer ces nouvelles publications. Cette affaire a attiré l'attention des autorités locales: l'un des membres du Conseil administratif de Genève, Rémy Pagani, a adressé une lettre au roi Mohammed VI dans laquelle il demande que le journaliste puisse obtenir le renouvellement de ses papiers d'identité "dans les plus brefs délais". "Nous n'avons pas besoin d'une intervention étrangère", a commenté le diplomate, interrogé sur cette lettre.

Interrogé lundi, le gouvernement marocain ne s'est de son côté pas exprimé sur l'affaire. Le journaliste a expliqué qu'il avait demandé, alors qu'il se trouvait au Maroc, le 20 avril, le certificat de résidence nécessaire pour le renouvellement de ses papiers d'identité. Selon lui, le document lui a été délivré par le commissariat de police de la ville de Tetouan, où il déclare vivre avec son père, mais lui a été retiré le lendemain.

Les autorités, a expliqué l'ambassadeur, ont estimé que le journaliste, dont la femme et les enfants vivent en Espagne, ne vivait pas chez son père au  Maroc comme il l'avait indiqué. M. Lmrabet n'en est pas à sa première grève de la faim. En 2003, il en avait suivi deux - de 50 jours et de 35 jours - pour protester contre sa condamnation au Maroc au terme d'un procès pour "outrage au roi".  Le journaliste éditait au Maroc les hebdomadaires Demain Magazine et Doumane (arabophone) avant que ces publications ne soient interdites en 2003 au terme d'un procès pour "outrage au roi". Le journaliste avait alors été condamné à trois ans de prison ferme, avant d'être relâché début 2004 à la faveur d'une grâce royale.

Politique

Municipales : “Le Pont Commun”, un collectif qui interpelle les candidats du secteur pontissalien

Le Pont Commun est un nouveau collectif réunissant citoyens, associations et acteurs de la vie économique locale, préoccupés par les enjeux socio-environnementaux du secteur de Pontarlier et de sa communauté de communes. Il a récemment envoyé un questionnaire et une liste d’engagement aux listes électorales afin de connaître les intentions de chacun sur ces enjeux "qui structurent nos modes de vie". 

200 cyclistes mobilisés sur le pont de la République pour défendre la place du vélo en ville

Samedi 28 février 2026, environ 200 cyclistes ont répondu à l’appel des associations vélo Besançon, Alternatiba et Les Manivelles en prenant part à un rassemblement sur le pont de la République afin d’interpeller les Bisontins sur les enjeux autour de la mobilité et du vélo lors des prochaines élections municipales. 

Municipales : la FDSEA demande à ce que l’agriculture soit “pleinement intégrée aux réflexions” des candidats

À l’approche des élections municipales de mars 2026, la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles du Doubs (FDSEA 25) a souhaité interpeller l’ensemble des candidates et candidats du département à travers une lettre ouverte consacrée à la place de l’agriculture dans les projets communaux.

Municipales 2026 à Besançon : quel est l’ordre officiel des candidats sur les panneaux de propagande ?

Le tirage au sort a été effectué ce vendredi 27 février 2026 à 14h00 en préfecture du Doubs. Il détermine ainsi l’ordre d’affichage des candidats sur les panneaux de propagande ainsi que de l’ordre de mise en place des bulletins dans les bureaux de vote. Zoom sur l’ordre des six candidats pour la municipalité de Besançon.

“La peur va changer de camp” : Ludovic Fagaut veut être “le maire de l’ordre” à Besançon

Municipale 2026 • Le candidat Les Républicains à la mairie de Besançon, Ludovic Fagaut, a présenté ce vendredi 27 février 2026 les grandes lignes de son programme consacré à la sécurité lors d’une conférence de presse organisée sur la terrasse d’un café place Jouffroy-d’Abbans, dans le quartier Battant. À ses côtés se trouvaient plusieurs colistiers, dont Manon Monnier, Emmanuelle Huot-Cusenier, Jean-Pascal Reyes et le député MoDem du Doubs Laurent Croizier.

Municipales : cinq communes de Haute-Saône sans candidat

À l’issue de la clôture du dépôt des listes le 26 février 2026, cinq communes de la Haute-Saône ne comptent aucune liste de candidats pour les élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026. Alors quelles conséquences pour ces communes dont personne ne veut assumer le statut de maire ? La préfecture de la Haute-Saône fait le point. 

Séverine Véziès rend public un mail insultant et dénonce la “violence politique”

La candidate La France insoumise aux élections municipales de Besançon, Séverine Véziès, a rendu public jeudi 26 février 2026 un courriel à caractère injurieux qu’elle affirme avoir reçu de la part d’un homme se présentant comme ni bisontin ni grand bisontin. Elle annonce avoir décidé de déposer plainte.

Festival Grandes heures nature 2026 à Besançon : quelles sont les nouveautés cette année ?

Le festival Grandes heures nature se tiendra du 11 au 14 juin 2026 à Besançon, avec l’ambition de confirmer son ancrage territorial tout en maîtrisant son budget. Porté par Grand Besançon Métropole, l’événement poursuit son développement autour d’une offre sportive et écotouristique renforcée. Des nouveautés sont attendues cette année dont l'ouverture du festival un jour de plus ainsi qu'un défi amphibie...

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 16.53
peu nuageux
le 02/03 à 15h00
Vent
2 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
56 %