La seule réponse aux terroristes : Votez les 6 et 13 décembre !

Publié le 30/11/2015 - 19:17
Mis à jour le 01/12/2015 - 15:43

À moins d’une semaine du premier tour des élections régionales en Bourgogne Franche-Comté, le journaliste Albert Ziri accompagne maCommune.info et livre sa vision du scrutin.  

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Le regard d’Albert

Après la tuerie parisienne et ces morts innocents, ces vies fauchées et celles brisées de ceux qui sont dans la douleur d’avoir perdu un être cher, après toute cette émotion et cette colère contenue, notre quotidien reprend timidement, mais assurément, sa place.

Il le faut pour montrer à ceux qui entendent nous terroriser qu’ils ne changeront pas nos vies. Ce retour à la normale, mots posés avec la plus grande prudence, s’accompagne de la reprise de la campagne pour les régionales et aussi du débat politique autour de leurs enjeux.

"Ne pas se tromper de scrutin"

Compte tenu du contexte post-attentats, il ne faut pas se tromper de scrutin. La sécurité des citoyens, la répression des actes terroristes, la lutte contre le "Djihadisme de l’islamisme radical" ne sont pas des compétences des assemblées régionales. Il s’agit là de charges exclusives de l’État, décidées et assumées par le Président de la République et le Gouvernement, dans le respect de la Constitution.

La nature de ce scrutin est donc bien localisée, la région, avec l’élection de ses conseillers. Les compétences régionales sont bien identifiées, parmi elles par exemple, les lycées, les transports, bref tout ce qui touche la proximité, la vraie.

La campagne électorale s’est trouvée suspendue par certains partis politiques après les attentats du 13 novembre. Pas par tous ou pas de la même manière. Le FN par exemple n’a pas mis de sourdine à sa campagne, bien au contraire. Les cadres de ce mouvement n’ont eu de cesse de marteler un discours bien au-delà du sécuritaire. Sans difficulté.

Déjà crédités, par les sondages (et il ne s’agit que de sondages), de scores élevés, les Frontistes entendent bien profiter de la triste aubaine pour tenter de faire encore plus fort. 

La campagne a repris, pour les uns, dès le 15 novembre (avec des échanges plutôt vifs à l’Assemblée nationale, décriés même par des militants de Les Républicains). Il faut d’ailleurs noter le calme des candidats sur le terrain, un calme opposé à l’agitation nationale de certains, tout comme leurs rappels de la spécificité "locale, régionale de ce scrutin". Loin de l’hémicycle et des caméras et micros, les mines circonspectes des citoyens rappellent à la réalité…

Les socialistes ont été les derniers à revenir en campagne électorale. Un temps décent, nécessaire disent-ils. Avant les attentats, les sondages (et il ne s’agit que de sondages) leur promettaient bon nombre de défaites en rase campagne.

Aujourd’hui, l’attitude au sommet de l’État est plébiscitée, largement et pour (presque) tous ses aspects liés à la terrible séquence que nous venons de vivre. Les candidats PS, dans la roue du Président et du Gouvernement, peuvent espérer un sursaut en leur faveur. Et dans notre région comme dans certaines autres. D’où l’intérêt de ne pas reprendre la campagne trop vite 

"S’il vous plaît,  allez voter !"

Le 6 décembre 2015 aura donc lieu le premier tour de ce scrutin. Dans les urnes, le soir,  il y aura mieux qu’un sondage, il y aura le vrai rapport de force entre les partis. Et aussi de pouvoir mesurer le poids des abstentionnistes.

Et c’est à eux que je veux m’adresser, là. De grâce, pour que tous les morts dans les attentats de ces derniers mois en France ne soient pas tombés en vain, victimes innocentes d’ennemis déclarés de notre démocratie, s’il vous plaît allez voter ! Pour qui vous voulez, mais allez votez !!!

  • Et vous, qu’en pensez-vous ?

Albert Ziri

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

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