Législative partielle : le PS victorieux, mais "lucide"

Publié le 09/02/2015 - 11:42
Mis à jour le 16/04/2019 - 10:37

Le PS a « gagné » mais le FN « est en dynamique », constate Cambadélis qui prône le « désistement républicain ».  Valls appelle à « rester lucide » face au « véritable danger » représenté par le FN. 

 ©
©

RÉACTIONS

Manuel Valls :

"Il faut être extrêmement lucide"! Le Front National "représente un véritable danger surtout quand en face, la digue n'est pas suffisamment solide pour contenir une formation politique qui n'épouse pas les valeurs de la République", a déclaré le Premier ministre sur Europe 1, estimant que le "ni-ni" (ni FN, ni PS), prôné par une partie de l'UMP en cas d'élimination, n'était "pas responsable".
"Quand on est un grand parti, qui a gouverné et qui vise à gouverner, on prend ses responsabilités. Appeler à s'abstenir ou à voter blanc ça n'est pas une position politique", a critiqué M. Valls alors que l'UMP s'est divisée sur l'attitude à adopter après l'élimination de son candidat dès le premier tour.
"Si dans l'avenir, comme ça a été le cas en 2002, pour une élection locale ou une élection nationale, j'ai à choisir entre un candidat de l'UMP et un candidat du Front national, je n'hésiterai jamais, pas une seconde", a assuré le Premier ministre.
"Face a une formation qui tourne le dos à ce qu'est profondément la France, qui par ses propositions, je pense notamment à la sortie de l'euro, mettrait la France dans un désastre économique, il faut prendre toujours ses responsabilités", a-t-il répété, insistant: "Quand il s'agit des valeurs de la République on ne transige pas".
"Nous sommes sur le fil du rasoir", a-t-il dit, "d'où la responsabilité qui est la nôtre, celle du président de la République, du gouvernement, de la majorité mais d'une manière générale, des responsables politiques".
"Soit nous allons vers une réponse autoritaire, dure, qui tourne le dos à ce que nous sommes, qui fracture davantage notre pays, et là c'est le Front national et une partie de la droite qui proposent cette solution, soit il y a une réponse républicaine, particulièrement ferme quant il s'agit de lutter contre l'insécurité, le terrorisme, pour défendre bien évidemment nos valeurs et notamment la laïcité", a-t-il poursuivi.
Pour répondre à la "crise de confiance", Manuel Valls souhaite "brandir les valeurs de la République", et pas seulement lutter contre l'insécurité ou le chômage. "Pendant des années, nous avons laissé la nation, la patrie, la laïcité, la République, à d'autres, à la droite extrême ou à l'extrême droite", a-t-il regretté.

Jean-Christophe Cambadélis :

Le PS a "gagné" dimanche dans le Doubs mais le Front National "est en dynamique", a reconnu lundi 9 février 2015 Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS qui appelle l'UMP au "désistement républicain" face à "l'extrême droite".

"Hier le PS a gagné, le Front National, pour la 12e fois de suite, a été battu mais il y a le feu au lac pour tous ceux qui, comme moi, combattent le Front National et ses idées depuis de très nombreuses années. Nous sommes dans une situation ou le Front National est en dynamique, perturbe l'UMP et l'absence d'unité réelle entre les forces de gauche lui donne des capacités de se déployer", a analysé M. Cambadélis sur France Info.
Alors que l'UMP est divisée sur la stratégie à suivre en cas d'élimination face au PS et au FN, le Premier secrétaire du PS en a appelé au "désistement républicain", "nécessaire face au Front National", sans employer l'expression "front républicain".

"A partir du moment où l'UMP n'est pas capable de se désister républicainement face au candidat le mieux placé pour battre le Front National, vous avez un Front National qui progresse", a dit le député de Paris selon lequel, "tout en gardant des positions divergentes, on peut défendre la République en faisant le désistement républicain".

(Source AFP)

Politique

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 17 septembre

Le conseil municipal de Besançon a effectué sa rentrée ce jeudi 17 septembre. À l’ordre du jour, plusieurs dossiers importants, dont la décision budgétaire modificative n°2, portant sur 800 000 euros. Un sujet qui a particulièrement animé les débats entre les élus de la majorité et ceux de l’opposition.

École, sécurité, agriculture, Assemblée nationale, présidentielle… Les confidences de Laurent Croizier sur son mandat et sur 2027

Le député de la première circonscription du Doubs (Modem), réélu en 2024, revient sur son action depuis 2022. À l’échelle locale comme nationale, il met en avant l’école, la sécurité, l’industrie et le numérique. Il défend également une approche qu’il veut pragmatique sur l’agriculture et critique le fonctionnement actuel de l’Assemblée nationale.

La Bourgogne Franche-Comté renforce ses liens économiques avec le Wisconsin

C'est un nouveau pas dans le rapprochement entre la Bourgogne-Franche-Comté et le Wisconsin ce mercredi 16 septembre. L’Agence Économique Régionale (AER BFC) et son homologue américaine ont signé un protocole d’accord pour développer leurs échanges économiques et éducatifs. Une délégation régionale se rendra notamment dans le Wisconsin et à Chicago en octobre.

Besançon : LFI s’oppose au retour des voitures sur le pont de la République

Le groupe d’opposition La France insoumise au conseil municipal de Besançon réagit, dans un communiqué du 15 septembre 2026, aux déclarations de Ludovic Fagaut, qui souhaite ”rendre le pont de la République aux voitures”. Les élus défendent une réduction de la circulation automobile dans la Boucle et davantage de séparation entre les différents modes de transport.

Prélèvement d’eau dans le Doubs cet été à Besançon : le Parti communiste relance la préfecture

Le Parti communiste de Besançon réclame des réponses de la préfecture sur l’autorisation accordée à la Ville pour prélever directement de l’eau dans le Doubs. Après plusieurs courriers restés "sans réponse", le parti annonce une nouvelle relance et la saisine de la ministre de la Transition écologique.

800.000 euros : la Ville de Besançon ajuste son budget 2026

VIDÉO • La décision budgétaire modificative n°2 sera soumise au conseil municipal de Besançon jeudi 17 septembre 2026. Présentée lundi 16 septembre par Fabrice Taillard, adjoint aux Finances, elle vise à adapter le budget de la Ville à l’évolution des recettes, des dépenses et du calendrier de plusieurs opérations engagées en 2026.

À Besançon, la municipalité mise sur 30 nouvelles caméras pour renforcer la sécurité

VIDÉO • Parmi les sujets chauds du prochain conseil municipal figure le volet sécurité de la Ville de Besançon. Caméras de vidéosurveillance, armement de la police municipale, convention et recrutement, la Ville de Besançon a dressé un aperçu des thèmes abordés ce jeudi 17 septembre 2026 par les élus lors d’une conférence de presse.

Accident sur un chantier à Besançon : La France insoumise demande des explications

Cinq ouvriers ont été victimes d’un accident du travail la semaine dernière sur un chantier de la rue Bruand, à Besançon. Trois d’entre eux ont été grièvement blessés. Dans un communiqué publié dimanche 13 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, demande que les circonstances de l’accident soient éclaircies.

À Besançon, 3.450 signatures recueillies contre la réouverture du Pont de la République aux voitures

Lancée le jeudi 10 septembre 2026 en collaboration avec l’AVb et Trottoirs libres et Alternatiba Besançon, la pétition a recueilli 3.450 signatures sur les 4.000 attendues. Pour rappel, cette dernière vise à ne pas rouvrir le pont de la République, fermé sous le mandat d’Anne Vignot et dont la réouverture a été promise durant la campagne de l’actuel maire, Ludovic Fagaut.

" On est préparés à la violence externe, mais pas à la violence institutionnelle " : les policiers du Doubs tirent la sonnette d’alarme

Alliance Police Nationale appelle les policiers à manifester à Paris le 15 septembre 2026. Plus de 50 agents du Doubs comptent participer à cette mobilisation, organisée pour dénoncer le manque d’effectifs, les conditions de travail et l’absence de réponses du ministère de l’Intérieur aux revendications du syndicat. Emmanuel Pin, secrétaire départemental adjoint du syndicat du Doubs, liste les problèmes rencontrés au quotidien par sa profession, sans mâcher ses mots.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.04
peu nuageux
le 20/09 à 08h00
Vent
1.19 m/s
Pression
1026 hPa
Humidité
87 %

Sondage