Législatives : la candidature d’Eric Alauzet déchire le PS

Publié le 24/02/2012 - 14:39
Mis à jour le 24/02/2012 - 17:20

La deuxième circonscription du Doubs que le PS a réservé à un écologiste n’a pas fini de faire couler de l’encre et de diviser les socialistes. Il y a désormais les pro-Alauzet et tous les autres menés par Yves-Michel Dahoui, adjoint PS à la Culture de Besançon. 

Dans la deuxième circonscription du Doubs, il y a les socialistes qui s’affichent avec le candidat unique PS-Europe Ecologie Les Verts, validé par le national, en l’occurrence l’écologiste Eric Alauzet, et il y a les socialistes qui estiment que « la priorité aujourd’hui ce n’est pas de soutenir Eric Alauzet, mais François Hollande».

Ces derniers ont donné une conférence de presse ce vendredi matin à Besançon autour d’Yves-Michel Dahoui, de Franck Monneur et d’Emmanuel Dumont. Ils ont été courroucés d’apprendre par la presse qu’un comité de soutien parrainé par Paulette Guinchard, avec la participation de Marie-Guite Dufay, Claude Jeannerot et Barbara Romagnan, a été constitué  derrière Eric Alauzet. A ces « légitimistes », Yves-Michel Dahoui oppose que « la politique n’est pas faite que du droit ».

« Paulette Guinchard a une aura incontestable, mais les législatives ne sont pas la priorité. Elle a le droit de prendre du repos », a estimé Yves-Michel Dahoui dont on connait l’envie pressante de se présenter sur cette circonscription si Jean-Louis Fousseret lui ouvre la voie en s’abstenant. Il ne supporte pas l’idée, alors que « les écologistes ont déjà annoncé faire une liste aux municipales de 2014 », de laisser le champ libre à Eric Alauzet.

« Pas question de dire qu’on est tous derrière Eric Alauzet sans parler de tout le reste. On ne peut pas faire fi du sort de la capitale régionale ». Autrement dit, les socialistes réunis ce matin - il y avait en tout huit conseillers municipaux et une poignée de jeunes militants - ne veulent pas soutenir quelqu’un qui les combattra demain. « On souhaite ouvrir le débat, le dialogue. Je ne critique pas les légitimistes, ils ont des arguments, mais nous aussi », a poursuivi Yves-Michel Dahoui en ajoutant que « si la discussion n’est pas possible, il y aura un candidat socialiste ».

Comme s’il ne se faisait guère d’illusion, l’adjoint à la Culture s’est lâché. « Travailler avec les Verts, c’est une difficulté au quotidien. La vraie question c’est la confiance ». Une petite phrase qui ne va pas dans le sens de « l’apaisement » tant revendiqué.

Frank Monneur, qui a rappelé que les Verts ne participent plus aux réunions du groupe de la majorité au conseil municipal de Besançon, a dénoncé « la précipitation de certains élus semblant souffrir d’une Alauzite aiguë, alors que les Verts ne sont pas en adéquation avec nos choix depuis des années ». C’est vrai que les sujets de désaccord, comme le tramway et la vidéo-protection à Besançon ou le TGV à la Région, ne manquent pas.

Sachant que la première circonscription du Doubs a été réservée par le PS à une femme, en l’occurrence Barbara Romagnan, et que la deuxième a été attribuée à un écologiste, Yves-Michel Dahoui en déduit « qu’il ne fait pas bon être homme et socialiste aujourd’hui à Besançon ». 

Politique

Attaques de Trappes : les élus de l’opposition municipale de Besançon demandent au maire d’organiser un rassemblement lundi à 18h00

Mise à jour • Un homme a tué une personne et fait cinq blessés dans les Yvelines vendredi 23 octobre 2026 lors d'une attaque "terroriste raciste" selon Emmanuel Macron. Les élus de l’opposition demandent à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, d’organiser un rassemblement à 18h00 place Granvelle lundi 26 octobre 2026.

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 5.96C°
nuageux
le 26/10 à 04h00
Vent
2.49 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
94 %

Sondage