Lutte contre le narcotrafic : Gérald Darmanin reçoit près de 200 élus dont la maire de Besançon

Publié le 31/01/2025 - 09:27
Mis à jour le 31/01/2025 - 09:27

Réaction d’Anne Vignot • Mercredi 30 janvier 2025, le ministre de la Justice a reçu près de 200 élus confrontés dans leur ville au narcotrafic. Anne Vignot, la maire de Besançon, a souhaité réagir suite à cette rencontre. 

 © DR / ER-HL
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Pour rappel, en février 2024, Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur, avait promis une contribution de l’Etat à hauteur de 70 % pour toute nouvelle caméra installée à Besançon. Dans l’émission "C dans l’air" diffusée sur France 5 le samedi 4 janvier 2025, la maire de la Ville est revenue sur ces propos et a expliqué attendre les financements pour cinq caméras. Elle avait également indiqué "attendre le nouveau commissariat promis".

[Réaction d'Anne Vignot à la rencontre des maires avec Gérald Darmanin]

"J’ai participé à la réunion organisée par Gérald Darmanin, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, à destination des maires des villes touchées par le narcotrafic. La diversité des villes présentes démontre une nouvelle fois que le trafic est installé dans tous les territoires: grandes villes, villes moyennes, mais aussi les territoires ruraux.

Les maires ont fait état des mêmes préoccupations. Nous avons besoin d'un arsenal législatif pour lutter contre le narcotrafic.

Je me réjouis de l'adoption par le Sénat des premiers articles de la proposition de loi sur le narcotrafic, portée par les sénateurs Jérôme Durain et Étienne Blanc.

Enfin, le gouvernement s'en empare. Et je ne peux que saluer la volonté exprimée par le Ministre de la Justice de renforcer les effectifs de justice spécialisée. Nous avons besoin que cette annonce soit suivie d'effets : la justice est en sous-effectif, et alerte depuis des années.

J'ai également pu rappeler au Ministre que j’attends toujours le commissariat qu'il avait promis lors de sa venue à Besançon.

J'ai un regret néanmoins : le Ministre Darmanin n'a pas mentionné l'aspect international du fléau qu'est le narcotrafic. Sans réponse internationale nous ne pourrons pas lutter efficacement.

La question de la prévention, de la consommation et de la lutte contre les addictions a été abordée comme un élément essentiel, mais très peu développée. Nous avons besoin d’un dispositif type Halte soins addictions pour y répondre.

Je continuerai de participer à ces temps d'échanges, je l'ai toujours fait. C'est ensemble, en coopération, que nous pourrons mettre en place des actions efficaces pour lutter contre le narcotrafic. Beaucoup d’élus ont demandé à avoir plus de liens avec les procureurs et la police nationale. Monsieur le Ministre a proposé un échange futur avec les maires et les procureurs.

Je reste déterminée pour faire face à ce fléau du narcotrafic qui doit être démantelé pour que nos villes retrouvent sérénité et sécurité, loin des solutions simplistes et disproportionnées qui ne s'attaquent pas au vrai système mafieux."

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