Marie-Guite Dufay fragilisée par ses alliés écologistes

Publié le 22/10/2011 - 09:36
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:36

Raymond Forni avait déjà du mal à gérer ses partenaires Verts. La présidente actuelle du conseil régional n’a pas la vie plus facile… On ne peut pas vraiment parler de majorité d’idées en ce qui concerne l’alliance PS-Verts. A chaque réunion plénière, le fossé entre socialistes et écologistes se creuse un peu plus. Jusqu’à devenir une coalition contre nature ? 

ANALYSE

L’UMP n’a pas profité de la situation, vendredi lors de la séance consacrée aux orientations budgétaires 2012 de la Région, pour mettre à mal Marie-Guite Dufay. La députée UMP, Françoise Branget a tout de même averti que son groupe n’aura pas toujours la patience de supporter cette fracture de la majorité. A cause de l’opposition des Verts, cette dernière a failli être mise en minorité sur un sujet aussi capital que le TGV Rhin-Rhône à propos duquel elle sollicitait un vote en faveur du pacte des trois Région (Alsace, Bourgogne, Franche-Comté) pour accélérer la mise en œuvre de la de la deuxième tranche de la branche-est.

Sachant que les écologistes allaient voter contre, la présidente de la Région devait absolument s’assurer du soutien de l’UMP. « Nous ne ferons pas le coup politique de vous mettre en difficulté pour le plaisir », avait annoncé Annie Genevard qui dirige désormais le groupe de l’opposition. « Nos alliés Verts ne jouent pas le jeu et je le regrette, mais je savais que ce n’est pas avec eux que j’avancerai sur le sujet. C’est une faiblesse que je ne nie pas et je ne suis pas du tout heureuse de cette situation », a reconnu Mare-Guite Dufay qui a accusé ses partenaires de « jouer contre l’avenir de la Franche-Comté ».

Joseph Parrenin, conseiller régional PS, a volé au secours de sa présidente, mais sans succès : « Quand on est dans la majorité, on ne vote pas contre, à la rigueur on s’abstient. Ce n’est pas raisonnable. On a encore des choses à faire ensemble ». « Nous votons en fonction de nos convictions », a répondu Marc Borneck, patron du groupe écologiste, opposé à la deuxième tranche de la branche-est et à toutes les autres qui doivent suivre.

Finalement, l’UMP a voté pour le pacte, à l’exception de deux conseillères du Jura qui se sont abstenues, PS et FN en ont fait autant. Il n’y a finalement que les sept conseillers écologistes, dont deux vice-présidents, qui n’ont pas suivi la présidente. Un comble…

Autre sujet de fâcherie, mais qui n’était pas soumis au vote, le retour du Grand canal à propos duquel Alain Fousseret, vice-président écologiste, a évoqué « la clique » et « les résidus » en visant les partisans des nouveaux projets pour lesquels la Région a été sollicitée pour financer les études. Les conseillers UMP ont quitté la salle et demandé la démission d’Alain Fousseret dont les propos ont été qualifiés « d’excessifs » par la présidente elle-même. « Je serais irresponsable de ne pas m’inscrire dans le débat public du transport fluvial. VNF (Voies navigables de France) nous a saisis, on ne peut pas être absents, même s’il y a aujourd’hui d’autres priorités ».

Pour gagner, les socialistes avaient besoin des écologistes, pour faire avancer le TGV, ils ont besoin de l’UMP. Une situation difficile à tenir sur le long terme. 

Politique

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, la Licra dénonce la banalisation du terme ”nazi” après les attaques visant Ludovic Fagaut

La section Besançon-Franche-Comté de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) Besançon Franche-Comté réagit au dépôt de plainte du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, pour des injures visant l’élu et sa famille. Dans un communiqué publié le lundi 12 octobre 2026, l’association condamne les attaques personnelles sur les réseaux sociaux et alerte sur l’instrumentalisation de la mémoire du nazisme dans le débat public.

Vaîtes, plainte et réduction du temps de parole des élus : le conseil municipal sera mouvementé ce jeudi à Besançon

Deux ou trois sujets risquent d’enflammer le débat lors du prochain conseil municipal prévu jeudi 15 octobre 2026 : le sujet de l’avenir des Vaîtes et celui de la révision du règlement intérieur sur le temps de parole attribué à l’opposition. Et notamment la plainte déposée par le maire Ludovic Fagaut, après des attaques visant sa personne et sa famille où il affirme que des "élus" en sont les auteurs.

À Besançon, Ludovic Fagaut annonce porter plainte après des attaques visant sa personne et sa famille

Mise à jour • Dans une publication sur les réseaux sociaux, dimanche 11 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce des attaques qu’il estime avoir dépassé les limites du débat politique. Il annonce avoir décidé de porter plainte, évoquant notamment des comparaisons avec le nazisme et des attaques visant sa famille depuis la campagne électorale.

Primaire de la gauche : à Besançon, la victoire de Raphaël Glucksmann fait réagir

Le leader de Place Publique a remporté haut la main dimanche soir la primaire de la gauche sociale-démocrate. Rapahël Glucksmann a ainsi été désigné candidat à la présidentielle du PS, de Place Publique et de la Gauche républicaine et socialiste (GRS) dès le premier tour. Une large victoire avec plus de 66% des voix qui a notamment fait réagir à Besançon. 

Record de fréquentation des piscines à Besançon : bientôt un ”Besançon Plage” ?

Ce vendredi 9 octobre, Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole, a présenté les chiffres de la saison touristique 2026. Une saison notamment marquée par plusieurs épisodes caniculaires, qui ont influencé en bien ou moins bien la fréquentation des sites touristiques. Du côté des piscines, records battus avec 95 000 visiteurs cet été (contre 80 000 en 2024 et 2025)... Et si les prévisions météorologiques se confirment, les étés à venir pourraient être tout aussi chauds, voire davantage. Dès lors, ne serait-il pas temps de créer un nouvel espace de baignade à Besançon ? Ludovic Fagaut apporte des éléments de réponse.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 11.64C°
légère pluie
le 17/10 à 20h00
Vent
4.13 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
88 %

Sondage