Dans son communiqué, il affirme appeler ”sans hésiter” à voter pour le candidat, marquant ainsi un positionnement net dans l’entre-deux-tours. Le Mouvement Franche-Comté cible particulièrement certains électeurs : ceux ayant soutenu la liste du Mouvement Franche-Comté en 2020, ceux qui n’avaient pas pu voter en raison de la pandémie de Covid-19, ainsi que les indécis et les abstentionnistes, qui représentent 42 % des inscrits.
Jean-Philippe Allenbach, président du MFC, s’adresse également aux électeurs socialistes opposés à l’alliance menée par Anne Vignot avec La France insoumise, qualifiée de parti aux ”propos antisémites intolérables”, une citation attribuée à Olivier Faure, actuel premier secrétaire du Parti socialiste.
Un scrutin annoncé très serré
Selon les chiffres avancés, l’écart entre les candidats reste faible. Ludovic Fagaut a obtenu 15.437 voix, tandis que l’addition des voix d’Anne Vignot (12.836) et de Sévérine Vézières (4.194) laisse apparaître une différence de seulement 1.593 voix.
Le Mouvement Franche-Comté estime ainsi que l’issue du scrutin ”va se jouer dans un mouchoir de poche”.
Jean-Philippe Allenbach critique les programmes d’Anne Vignot et de Séverine Véziès, leur reprochant de ne pas accorder d’importance à l’histoire de la Franche-Comté et de Besançon. Il souligne qu’il n’y figure ”pas un seul mot à cet égard”. Il ajoute : ”quand on prétend, comme elles le font, aimer Besançon, ça commence d'abord par aimer son Histoire !”
À l’inverse, Ludovic Fagaut est présenté comme "attaché" à l’identité locale. Le Mouvement Franche-Comté met en avant plusieurs propositions, comme la réinstallation de la statue de Charles Quint place du 8 Septembre ou encore l’usage des drapeaux historiques de la Franche-Comté et de Besançon. Le communiqué évoque également le remplacement du drapeau actuel, jugé source de confusion, car ”on le confond avec l'allemand !”, indique le président du MFC.
En conclusion, le Mouvement Franche-Comté affirme que l’élection de Ludovic Fagaut permettrait de restaurer un sentiment d’appartenance locale, estimant qu’il ”rendra enfin aux Bisontin(e)s leur fierté d'être Bisontin(e)s !”


