Orange : la CGT dénonce des managers mis "sous tension" à Belfort

Publié le 29/09/2011 - 17:30
Mis à jour le 29/09/2011 - 17:30

La CGT a dénoncé jeudi les méthodes de management de la direction de France Télécom-Orange après la découverte d’un mail d’un responsable du centre d’appels Orange de Belfort appelant à mettre « sous tension les managers ».

 ©
©

"J'aimerais qu'on reparle de cette action pour qu'on mette sous tension les managers sur le business ce mois-ci, rapidement, car le retard s'accumule", indique le responsable dans son courriel dont l'AFP s'est procurée une copie.

La copie de ce mail a été retrouvée sur une imprimante par un salarié du site, a indiqué Sabine Verdant, responsable départementale CGT du Territoire-de-Belfort et salariée d'Orange.

"Après la vague de suicide chez France Télécom à partir de 2008, la direction avait assuré qu'elle prendrait davantage en compte l'humain et que les méthodes de management seraient basées sur l'humain et non sur les chiffres", a-t-elle déclaré.

"Mais sur le terrain, on voit bien que rien n'a changé. Ce mail en est la preuve", a ajouté Mme Verdant. Les syndicats vont demander des explications à la direction sur ce sujet lors d'un Comité d'entreprise national le 6 octobre à Paris, a-t-elle affirmé.

La direction régionale de France Télécom à Besançon a réfuté toute mise sous pression des managers, affirmant que cette phrase avait été "sortie de son contexte".

"Lors du dernier CHSCT, l'inspecteur du travail s'est dit satisfait de la situation des salariés sur le site de Belfort, où beaucoup d'actions sont mises en place pour le bien-être des salariés, comme la fête des mômes organisée sur place pour leurs enfants", a expliqué la direction.

Le centre d'appels Orange de Belfort compte 200 salariés dont 14 managers.

Mi-septembre, France Télécom-Orange avait affirmé être "en voie d'apaisement", un an après la présentation du "nouveau contrat social" destiné à lutter contre le mal-être des salariés dont au moins 64 s'étaient suicidés depuis 2008. Mais les progrès obtenus au niveau national tardent à prendre effet sur le terrain, avaient tempéré les syndicats.

(source: AFP)

Social

Acte III : 4.500 manifestants (préfecture) maintenus à distance du centre-ville de Besançon

VIDÉOs • Après une première mobilisation le 17 octobre 2026 d’environ 12.000 personnes et une seconde la semaine dernière qui a réuni quelque 4.500 personnes ce sont une nouvelle fois 4.500 personnes, au plus haut de la mobilisation selon la préfecture, qui se sont donné rendez-vous au parc des Glacis de Besançon dès 14h ce samedi 31 octobre 2026 pour l’acte III de la mobilisation contre la vie chère. Ceux-ci ont répondu à l’appel au rassemblement de l’intersyndicale FO, Solidaires, CGT et FSU.

Crise lycéenne : les annonces du gouvernement ne désamorcent pas les appels à la mobilisation

Après un mois de blocus et de manifestations, les annonces très attendues du gouvernement lundi 26 octobre 2026, dont le remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028, n'ont pas convaincu les organisations lycéennes et étudiantes, qui ont appelé à poursuivre la mobilisation.

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Acte " II " de la mobilisation : " pas de dégât de commerce " et 20 personnes interpellées à Besançon

Entre 4.000 et 4.500 personnes se sont mobilisées samedi 24 octobre 2026 aux Glacis lors d’une manifestation déclarée, puis dans les rues de Besançon lors d’un cortège sauvage. Au total, 20 personnes ont été interpellées, indique la préfecture du Doubs.

Au moins 4.500 personnes au rendez-vous de l' "Acte II " à Besançon

Mise à jour régulière • Après une première mobilisation qui a rassemblé le 17 octobre 2026 entre 9.500 et 12.000 personnes dans les rues de Besançon, l’acte II a une nouvelle fois mobilisé les manifestants malgré l’interdiction de la préfecture. Au lieu de se rendre place de la Révolution ou parking Battant, ces derniers ont répondu à l’appel au rassemblement du PCF au parc des Glacis.

L’intersyndicale et de la Ligue des droits de l’Homme déposent un référé contre l’interdiction de manifester à Besançon

L’intersyndicale du Doubs FSU, Solidaires, FO, CGT en association avec la Ligue des droits de l’Homme, confirme le dépôt d’un référé devant le tribunal administratif afin de contester l’interdiction par le Préfet de toute manifestation dans la boucle du Doubs ce samedi 24 octobre 2026. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage