Sénatoriales: le Jura peut contribuer à faire basculer la majorité de droite

Publié le 19/09/2011 - 13:02
Mis à jour le 19/09/2011 - 13:02

Les deux sénateurs UMP du Jura vont-ils retrouver leur siège ? Si ce n’est le cas, ce département pourrait contribuer à faire perdre la majorité sénatoriale à la droite. La gauche majoritaire au Sénat ? Ce serait une grande première.

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Pour rafler le Sénat à la droite, ce qui ne constitue pas un scénario si farfelu, la gauche compte notamment sur le Jura, seul département franc-comtois concerné par le scrutin sénatorial du dimanche 25 septembre. Dix candidats sont en lice selon la liste officielle parue ce lundi matin.

Une élection au suffrage indirect qui mobilisera dans ce département 973 grands électeurs (*) obligés d’élire, car le vote est obligatoire, deux sénateurs à partir de listes départementales avec possibilité de panachage. Alors qu’ils sont tous deux âgés de 71 ans, les sortants Gérard Bailly et Gilbert Barbier se représentent sous l’étiquette UMP. Elus en 2001, ils ont vu leur mandat rallongé à la faveur de la loi de 2005 relative au calendrier électoral.

Le 25 septembre, ils seront confrontés à une dissidence. Sylvie Vermeillet, conseillère régionale qui a démissionné de l’UMP il y a quelques mois, a décidé d’en découdre, forte de sa présidence de l’association des maires du département. Elle est accompagnée par François Godin.

La gauche escompte bien tirer bénéficie de cette division en remportant au moins un siège. Ce sont Denis Vuillermoz, vice-président PS du conseil régional et Denis Jeunet qui portent les couleurs socialistes. Antoinette Gillet, ancienne vice-présidente écologiste du conseil régional, se lance pour Europe Ecologie-Les Verts. Les instances nationales du PS ont finalement misé sur une possible victoire de ses deux candidats plutôt que de s’allier avec les écologistes comme initialement prévu. Les communistes sont également en lice (Michel Giniès et André Lamy), au même titre que le FN avec Pierre Mouget, conseiller régional. En revanche, le Modem ne s’est pas positionné. Une candidature d’un indépendant, Pierre Sarramagnan-Souchier, est venue se greffer sur la liste des prétendants au dernier moment.

Pour être élu au premier tour, qui a lieu le matin, les candidats devront recueillir au moins 487 voix. Le second tour a lieu dans la foulée après le déjeuner qui donne souvent lieu à d’épiques tractations. En 2001, seul Gérard Bailly, alors président du conseil général du Jura, avait été élu dès le premier tour. Gilbert Barbier, qui a depuis perdu la ville de Dole, avait dû attendre le second tour.

(*) Les grands électeurs du Jura sont les trois députés, les neuf conseillers régionaux, les 34 conseillers généraux et les 927 délégués communaux.

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