Les signataires affirment que, lors de cette première séance, le maire a empêché leur cheffe de file, Séverine Véziès, de s’exprimer. Une décision qu’ils jugent contraire aux pratiques précédentes et au règlement intérieur. ”Lors du premier conseil municipal, vous avez refusé de donner la parole à notre tête de liste, Séverine Véziès”, écrivent-ils, rappelant qu’en 2020, ”toute l’opposition avait eu le loisir de s’exprimer suite au discours de politique générale”.
Pour les élus, cette prise de parole est essentielle afin de ”répondre” au discours inaugural et poser les bases du débat démocratique. Ils estiment que ”ce premier conseil aurait dû avoir vocation à fixer les fondements de ce nouveau mandat”.
Face à cette situation, les élus expliquent avoir quitté la séance. ”Votre refus nous a contraint collectivement à quitter la salle du conseil car un-e élue ne peut tolérer d’être baillonné-e”, indiquent-ils, précisant agir ”pour toutes celles et ceux que nous représentons”.
Ils affirment vouloir maintenir une opposition centrée sur ”le terrain des idées et des valeurs”, tout en refusant que le mandat soit placé ”sous le signe de la censure et des guerres partisanes”.
Des incidents et propos injurieux dénoncés
La lettre évoque également un climat tendu autour du conseil municipal. Les signataires rapportent des insultes visant certains élus et leurs soutiens. Ils affirment avoir été accueillis par ”des huées et des “mort aux wokistes”” et dénoncent des attaques personnelles contre leur cheffe de file : ”Séverine Véziès a été traitée de “salope””.
”Rien ne peut justifier que des élu-es de la République soient ainsi insulté-es, qui plus est dans l’enceinte même de l’Hôtel de ville”, écrivent-ils.
Inquiétudes sur la sécurité des élus
Les élus pointent également des déclarations attribuées à un colistier du maire, estimant qu’elles contribuent à les exposer. Ils indiquent que leur collègue a déjà engagé des démarches judiciaires.
Selon la lettre, ”Mme Véziès a déjà déposé 3 plaintes pour des insultes et des menaces de mort graves”. Les signataires appellent à ne pas laisser les divergences politiques interférer avec ”l’intégrité des personnes”.
Appel à des engagements du maire
Dans leur courrier, les élus demandent au maire de condamner publiquement les violences et de garantir un cadre de débat apaisé. Ils sollicitent également la mise en place d’une protection fonctionnelle pour leur collègue si une procédure judiciaire est engagée.
Ils interrogent enfin l’exécutif municipal sur la suite donnée à une délibération concernant la représentation de l’opposition au sein du conseil d’administration du CCAS. ”Nous attendons de votre part des signes forts, montrant votre volonté d’engager un débat démocratique et constructif durant ce mandat”, concluent-ils, affirmant leur volonté de rester ”une opposition ferme et claire mais aussi une force de proposition”.
- La lettre est signée par Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot.


